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CHRONIQUE PAR ...

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[MäelströM]
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 13/20

LINE UP

-Bernhard Weiss
(chant)

-Guido Wehmeyer
(guitare)

-Harry Oellers
(claviers)

-Kuno Niemeyer
(basse)

-Andre Hilgers
(batterie)

TRACKLIST

1)Paradise In Flames (Intro)
2)Dance With The Dead
3)Tales Of Glory Island
4)Take My Hand
5)Will God Remember Me
6)Talisman
7)Don't Leave Me
8)Lady Moon
9)Icewind
10)Stay By Me
11)Gods Of Rain
12)Passion For Rock

DISCOGRAPHIE


Axxis - Paradise In Flames
(2006) - heavy metal - Label : AFM Records



N’ayant jamais atteint la notoriété que certains lui disent méritée, Axxis ne lâche pas l’affaire et, deux ans après Time Machine, revient avec Paradise In Flames. Le combo reste centré sur Weiss et Oellers, mais s’offre la participation de la chanteuse Lakonia qui vient apporter une touche et une fraîcheur bienvenues dans toute la lourdeur pompeuse du hard allemand. Grosses guitares, batterie excitée, chant mixte surexploité, on est dans le guérillero de pointe, recette hardos sur le retour.

Enorme bond en arrière pour la musique (comme beaucoup, me rétorquerez-vous), mais grand bond en avant pour le fan excité et puant dans la fosse. Sans se laisser rebuter par la pochette d’une laideur incontestable, l’écouteur ayant posé son CD dans le lecteur pourra tranquillement découvrir une introduction calme mais stressante, et s’interroger patiemment sur ce qu’il entend actuellement, qui ne ressemble pas à du hard et encore moins à du heavy. Et là, c’est le drame! Au bout d’une minute trente part Dance With The Dead, single autoproclamé, catchy et vraiment puissant. Une force qu’on ne retrouvera que rarement dans le reste du disque (à ce niveau-là en tout cas), mais Axxis a d’autres cordes à son ukulélé.

L’atout majeur du groupe: sa force communicative. Si elle n’est pas forcément expressive sur certains titres ("Will God Remember Me"), les morceaux qui bénéficient de cette pêche sont les meilleurs du disque. A vous retourner un semi, la section rythmique va bourriner de la même manière durant plus d’une demi-heure, les morceaux ultra-rapides vont s’enchaîner, vous risquez de n’y comprendre pas grand-chose. Heureusement, c’est une agréable incompréhension qui devrait assaillir l’auditeur d’Axxis, à mi-chemin entre le hard-rock et le heavy-metal (voir power), mélangeant goulûment Gamma Ray ou Iron Maiden, le tout à la sauce « viva metalia! » qu’on retrouve en France chez des groupes comme The OutBurst (dans un autre registre).

Les morceaux puissants se succèdent ("Ice Wind", "Talisman"), de rares trêves sont acceptées ("Don’t Leave Me" où Lakonia semble prendre son pied) mais n’arrivent pas à empêcher la foule de sauter sur le beat. Noyés sous les nappes de claviers et les chœurs (synthétiques ou non), la palme revient aux deux singles, "Dance With The Dead" et "Lady Moon", même famille de heavy dégénéré sortant en boîte pour draguer (le second étant de qualité bien inférieure tout de même). Du bon metal foré très profond et sorti brut, très scolaire mais indéniablement écrasant de fougue et de vitalité, le « gros son » trouve sa place dans les clubs et se marie à tous les pogo de la terre.


Mais tout n’est pas si rose chez Axxis. Premièrement: l’album se suit. Pratiquement impossible de gober un morceau par-ci par-là, toutes les pistes possèdent une intro’ et une conclusion (histoire d’être sur que les gens l’écoutent en entier, peut-être) qui rendent caduques les sautages de pistes. Dommage… on est pourtant pas dans un concept-album. Secundo: Les pistes se ressemblent trop. Alors certes, le hard survolté des allemands fait danser, mais parfois l’album se suit et se ressemble… L’objectif dancefloor-rock semble pourtant être atteint avec brio. On sort, ce soir? Du vrai heavy de clubber, en fait…


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