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CHRONIQUE PAR ...

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Gazus
Cette chronique a été mise en ligne le 04 février 2008
Sa note : 18/20

LINE UP

-Robert Stjänström
(chant+guitare)

-Jonas Rörling
(guitare+chœurs)

-Johan Hedlund
(basse)

-Andreas Gerdin
(guitare+chœurs)

-Tomas Nilsén
(batterie)

TRACKLIST

1)Overworld
2)Need For Steve
3)Edge And Pearl
4)Radio Future
5)Skin
6)Truth Of Tomorrow
7)Dark City
8)Conveyer
9)Gimme More (SID)
10)Violator
11)Sid Icarus
12)Stand

DISCOGRAPHIE

Deus Ex Machinae (2004)
Redeemer (2006)
Overworld (2008)

Machinae Supremacy - Overworld
(2008) - inclassable SID Metal - Label : Spinefarm




Machinae Supremacy est de retour en ce début d'année avec Overworld, troisième album du groupe. L'album sort chez Spinefarm, le groupe avait laissé de côté certains des aspects qui faisaient sa particularité, sur l'album Redeemer, délaissant le côté vintage et orchestral. Que sont donc devenus ces sympathiques geeks et leur univers à base de «bip bip», d'ours en peluche sauvant le monde, de massacres virtuels, de soli de guitare et de chant de canard ?


Redeemer marquait donc une évolution du groupe, évolution partant trop dans tous les sens, l'ensemble étant au final trop hétérogène, face à l'unité que représentait Deus Ex Machinae. De ce côté, il n'y a pas de quoi être décu : Overworld combine les forces de ses deux grands frères, soit l'homogénéité de couleur de Deus Ex Machinae et la diversité de styles et ambiances de Redeemer. Pas un titre ne fait tâche ou ne semble être là pour remplir une tracklist que certains avaient trouvé trop courte lors de sa parution. Sur le plan thématique, le groupe revient peu à peu à ses anciennes amours, comme on pouvait le sentir à la lecture des titres ("Need For Steve", "Radio Future", "Sid Icarus"), en gardant toujours des textes plus personnels ("Edge And Pearl", "Dark City"). Au niveau du son, le groupe a aussi évolué. Fredrik Nordström est de nouveau de la partie, mais cette fois bien plus présent au mixage que pour l'album précédent (qu'il n'avait que remixé). Les guitares sont lourdes et présentes, la basse toujours aussi claquante et la batterie se trouve plus mise en valeur que sur la version retail de Redeemer, avec au passage un son bien plus flatteur.

Les musiciens sont toujours en place, de la guitare lead aux guitares rythmiques, de la batterie à la basse. Le groupe a d'ailleurs connu quelques changements de line-up. Deux bassistes et un jeu de chaises musicales (ah ah) plus tard, le groupe se retrouve avec trois guitaristes, après que le chanteur Robert Stjänström eut abandonné quelques temps sa guitare pour les concerts qui suivirent la sortie de Redeemer (il l'a reprise, depuis) et qu'Andreas Gerdin l'eut remplacé, abandonnant son poste aux claviers et au SID. D'ailleurs, qu'en est-il du SID ? Il est de retour, bien plus présent que sur l'opus précédent et bien mieux intégré aux compositions et à l'ensemble de l'album, aussi : si certains titres en sont dépourvus ("Edge And Pearl") ou s'il est peu présent dans d'autres ("Conveyer"), son utilisation dans les autres morceaux se fait sans choquer, comme s'il était naturel que cet étrange appareil ait sa place dans la chanson. En ce sens, Machinae Supremacy montre qu'il a su évoluer avec intelligence.

D'emblée, le groupe envoie le bois. "Overworld" est un titre metal accrocheur et burné et lorsqu'arrive le chant, on est surpris et ravi de constater que Robert Stjänström a fait des progrès. Ce constat ira crescendo tout au long de l'album. On note dans le même esprit "Truth of Tomorrow", "Conveyer" ou encore le single "Edge and Pearl". Le groupe propose en outre des compositions dans un esprit plus metal/rock ou encore pop, comme "Need for Steve", "Radio Future", le final "Stand" et la première tuerie de l'album, "Dark City". Ce titre, hommage du groupe a sa ville natale, Luleå, est d'ailleurs une réussite dans sa composition, proposant des couplets rapides et catchy à souhait et un refrain bien plus lent mais tout aussi puissant, à la mélodie entêtante. "Sid Icarus", autre tuerie de l'album renoue avec l'esprit passé de Machinae Supremacy, de par ses mélodies et son aspect pêchu qui accroche à la première écoute, tout en bénéficiant de l'aspect moderne apporté par l'expérience et la production du groupe. Dernière tuerie : "Gimme More (Sid)", reprise du hit de Britney Spears. Ici, exit les sussurements sexy et la rythmique langoureuse et place à un beat carré et les guitares qui vont avec. Sans parler de la voix qui change complêtement l'atmosphère du titre, notamment lors du refrain, qui s'annonce comme un moment de bonheur en concert.


Qu'il semble loin, le temps où Machinae Supremacy n'était connu que des amateurs de vieux jeux vidéos et de chiptunes et sa position en faveur du téléchargement. Aujourd'hui, Machinae Supremacy est un groupe signé proposant un metal personnel et original. En gros, ils n'ont pas changé. Espérons que le succès soit au rendez-vous.


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