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CHRONIQUE PAR ...

7
Count D
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 9/20

LINE UP

-Holy Smoke
(chant)

-Celesh
(guitare)

-Desy
(basse)

-Franz Von Rottenstein
(batterie)

-Lady Selena
(claviers)

TRACKLIST

1)Masquerade
2)Insane
3)Cruel Queen
4)Without Daylight
5)Give me a Scream
6)Immaculate Bitch
7)Drops of Soul
8)Eternity
9)After / before
10)The End (Behind The Mask)
11)Aves(EBM Remix)

DISCOGRAPHIE


No Forgiveness - Masquerade (démo)
(2004) - indus - Label : Autoproduction





No Forgiveness débarque d’Italie, et après quelques démos, présente son premier travail Masquerade. Tout au long des onze titres (trente-cinq minutes) de Masquerade, No Forgiveness aborde un metal indus teinté d’éléments électro avec un chant et une attitude à la Marylin Manson. Cela se voit clairement notamment sur le titre "After Before" dans le chant clair et l’enchaînement des chorus. Quelque peu plagiat. Bon, reprenons au début. Après une intro assez "film d’horreur dans l’espace", la musique de No Forgiveness débarque à coup de riffs de guitares assez basiques, parfois proche de ce que peut faire Rammstein. Mais c’est surtout sur l’ambiance indus/dark que l’accent est posé. Les lignes de claviers électroniques, la batterie électronique et les vocaux très spatio-saturées caractérisent le travail fait sur Masquerade.

Mais certaines maladresses agressent vite l’auditeur. Dès l’intro de "Cruel King" les claviers sentent le Bontempi où le midi, et les mélodies jouées par celui-ci sont ma foi assez niaises. Les guitares ne remontent pas le niveau, suivant fièrement le rythme sans aller bien plus loin. Niveau clavier, c’est du pareil au même pour "Without Daylight", servant d’introduction à "Give Me A Scream", où l’on a un peu de mal à se mettre dans le trip de mélodies presque dance. On frôle parfois la pauvreté musicale à l’écoute de titres comme "Drop Of Soul", totalement inutile et chargé d’aucune âme. La programmation de la batterie est correcte, même si celle-ci a tendance à être un peu linéaire et en arrière plan. De manière générale et ce qui fait aussi que l’on peu parfois se sentir gêné à l’écoute de Masquerade, ce sont les imperfections rythmiques qui cassent l’ambiance et font carrément crisper les yeux ("Immaculate Bitch").

Cependant et à un autre niveau, on ne pourra reprocher à No Forgiveness de garder une certaine unicité au sein même des titres, notamment avec le refrain sympa de "Give Me A Scream". "Immaculate Bitch", à part son défaut cité plus haut, se veut très sexuel avec des samples de jouissance. La basse a son importance sur ce titre puisque c’est à partir d’elle qu’est développé l’ensemble des riffs de guitares. Assez rondement menés et enfin porteurs d’émotions, "Eternity" et "The End (Behind The Mask)" se développent autour d’une suite de notes respectivement aux claviers et à la basse et d’un chant bulleux assez calme. Les interventions au chant saturé sur le premier titre cité me font penser quelque peu au travail de Psycho Industry en moins complexe. Bien mixé, on retrouvera dans le dernier titre "Aves (EBM Remix)" un chant en avant et une orchestration techno/metal intéressante.


Bon, Masquerade n’est pas mauvais en soi, mais mérite franchement d’être repensé autant au niveau du son très bas de gamme et du mix perfectible que de la maladresse d’exécution générale et des trous d’imaginations dont souffre cet album. Il manque tout cela pour que l’on puisse prendre le travail de No Forgiveness à sa juste valeur.


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