1639

CHRONIQUE PAR ...

12
Bigtonio
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 15/20

LINE UP

-Tarja Turunen
(chant)

-Tuomas Holopainen
(claviers)

-Emppu Vuorinen
(guitare)

-Marco Hietala
(basse)

-Jukka Nevalainen
(batterie)

TRACKLIST

1)Bless The Child
2)End Of All Hope
3)Dead To The World
4)Ever Dream
5)Slaying The Dreamer
6)Forever Yours
7)Ocean Soul
8)Feel For You
9)The Phantom Of The Opera
10)Beauty Of The Beast

DISCOGRAPHIE


Nightwish - Century Child
(2002) - metal symphonique - Label : Spinefarm



Cet album est jugé par beacoup comme le plus accompli de la formation finnoise. Je partage effectivement cette opinion. Pour ceux qui découvrent Nightwish, sachez que l'incroyable puissance de ce groupe réside en la voix formidable de la chanteuse. Mais là n'est pas le seul point fort du groupe: les compositions sont très soignées et le son est au poil : pas de claviers ridicules ni de flottements rythmiques. Ca fait produit bien fini genre voiture allemande pour faire une métaphore automobilistique. Y a pas de plastiques basse qualités ni de bruit quand les essuies-glaces font leur job ! Je ne suis pas loin de penser que c'est un album indispensable dans toute CD-thèque a tendance métal qui se respecte (de meme que Awake ou Metropolis part 2 de Dream Theater). Je m'apercois qu'il est difficile de trouver un défaut à cet album !! Il va falloir jouer serré pour rester critique vis-à-vis de cette beauté de CD.

Regardons dans les détails ce que ca donne. "Beauty of the Beast" commence très très fort dans le style si plaisant de Nightwish. J'aime particulièrement la sobrieté de tous les instruments qui conduit à un formidable mur sonore vampirisant l'intégralité du spectre auditif une fois que toutes les paties sont empilées. La prestation de la cantatrice est superbe comme d'habitude. De petites longueurs sur la fin des 10:21 ??? Même pas sûr. "Bless the Child" est un peu plus heavy guitaristiquement parlant, mais je lui reproche un refrain un peu bateau (dans les enchainements 1-4-5 par exemple). Cependant le clavier occupe une telle dimension dans les middles des multiples ponts que ca déchire bien finalement. Enfin les choeurs sont tonitruants, les arrangements orchestraux de la 5eme minutes tout a fait satisfaisants, et la putain de cantatrice toujours aussi sensible et incroyablement puissante.

La troisième track de ce bijou s'intitule "Dead to the World". Le riff synthé repris à la gratte est incroyablement efficace. On notera que cette song n'est pas chanté en son début par la chanteuse . Le refrain est bien mais un peu surfait parfois dans les vibrato des vocaux nottament. Néamoins la deuxième partie de la track cette fois ci chantée par Miss-casse-la-barraque nous redonne des étoiles pleins les yeux ... c'est beau. "End of all hope" commence par une reprise de "l'oiseau de feu" de Stravinsky. On a ensuite droit à une débauche de guitare et de batterie. Malheureusement le chanteur de Nightwish gâche tout avec sa voix de troll caverneux avec un os de poulet coincé dans le gosier. Cette chanson est le navet du disque pour moi. "Ever Dream" nous passe tout de suite du beaume au coeur même si je reste persuadé que la chanteuse pourrait être plus expressive dans l'introduction nottament. La suite est assez traditionelle dans le style nightwishien, faite de grosse rythmique guitaristique et de batterie bien carrée de par chez nous (de par chez eux devrai-je dire...). On sent que les finnois bûcherons ont des talents à marteler les drums comme le marteau de thor. Les violons du synthé sont convaincants et remplissent une jolie part dans l'orchestration réussie de cette belle performance.

"Feel For You" commence de manière assez originale avec un riff a la basse tres sympa repris par des cuivres bien echantillonés. Les intros de Nightwish sont toujours d'ailleurs assez monumentalement réussies dans cette galette . Les couplets sont géniaux car ils laissent un trou dans le spectre sonore : on a la batterie lancinante d'une part et la superbe voix cristalline de la chanteuse. Le refrain est chanté par une voix masculine par contre, mais il n'en souffre pas trop. Encore une fois c'est du tout bon ! "Forever Yours" est une ballade pipo-dream, c'est a dire dans le style romantique larme à l'oeil (qu'on aurait pu presque voir figurer dans la BO de TITANIC !!). On a meme droit a un solo de pseudo flûte de pan ce qui met une bonne ambiance Ushuaïa. Une chanson à ecouter sous sa douche en se savonnant langoureusement. "Ocean Souls" est une bonne chanson sans histoire. Elle manque peut etre un peu d'originalité. "Phantom of the Opera" est bien menée et possède une réelle dimension tragique intrensequement nottamment grâce aux changements de tons "tritonique" qui permet de donner une ambiance démoniaque. Les dialogues vocaux entre la voix masculine et la cantatrice sont assez efficaces

"Slaying the Dreamer" me fait un peu penser a du light Symphony X dans le son des guitares et la pêche de la batterie uniquement. On notera la cassure nette à 2:30 où la voix gutturale refait son apparition avant une formidable monté par demi-ton. C'est un des chansons le plus musclées de la galette. "Until Dawn" débute par un petit solo cantatrice sur sons de cloches. Là on est a la limite du commercial quand même. La suite n'arrange pas trop les choses avec un son de synthé a la San-ku-kai et une rythmique un peu rikiki. Je n'ahère pas totalement a ce genre de song même si à partir de la deuxieme minute les dégâts sont a peu pres limités. Et enfin "Wayfarer" dont le riff me rappelle curieusement "Lambé en Dro" de Matmatah . Cette chanson est assez énergique mais sonne un peu trop celtique à mon goût. Je n'ai rien contre le celtique mais ca fait bizarre sur du métal quand même. Ca reste agréable à écouter. En bref il est clair que les élements positifs l'emportent de loin.




©Les Eternels / Totoro mange des enfants corporation - 2012 - Tous droits réservés
Trefoil polaroid droit 6 polaroid milieu 6 polaroid gauche 6