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CHRONIQUE PAR ...

6
Lord Henry
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 12/20

LINE UP

-Tarja Turunen
(chant)

-Tuomas Holopainen
(claviers)

-Emppu Vuorinen
(guitare+basse)

-Jukka Nuvalainen
(batterie)

TRACKLIST

1)Elvenpath
2)Beauty And The Beast
3)The Carpenter
4)Astral Romance
5)Angels Fall First
6)Tutankhamen
7)Nymphomaniac Fantasia
8)Know Why The Nightingale Sings
9)Lappi (Lapland) Part 1 - Erämaajärvi
10)Lappi (Lapland) Part 2 - Witchdrums
11)Lappi (Lapland) Part 3 - This Moment Is Eternity
12)Lappi (Lapland) Part 4 - Etiäinen


DISCOGRAPHIE


Nightwish - Angels Fall First
(1997) - metal symphonique - Label : Century Media



C’est en 1997 que commence la carrière de nos Finlandais préférés. Non, ils n’ont pas attendu le succès d’Evanescence pour se frotter à ce metal lyrique qui marche si bien aujourd’hui. Encore faut-il rappeler que le projet de Tuomas Holopainen était à l’origine de proposer une musique atmosphérique, essentiellement acoustique, et rien de très heavy; des bribes de ces compositions parsèment ce premier opus, qui en devient du coup riche en ambiances, mais pas forcément représentatif de l’âme du groupe.

La particularité du combo bien sûr, c’est le chant lyrique de la jolie Tarja. Agée d’une vingtaine d’années à l’époque, la diva impose son style dès ce premier album, malgré quelques fébrilités et imperfections liées au manque d’expérience. "Elvenpath" ouvre la marche, et lui permet de s’exprimer pleinement sur un refrain speed. Hormis les défauts de prononciation de Tarja (que c’est mignon quand même…), on retiendra un son de claviers bien présent, qui se marie efficacement avec la puissance sonore des riffs d’Emppu, dans la veine d’un Stratovarius par exemple. Côté textes, Tuomas nous livre un "all-star fantasy tribute" qui nous plonge d’entrée de jeu dans son univers romantique et très personnel. "Beauty And The Beast" est du même acabit, avec néanmoins un break reposant bienvenu. Les fondements du groupe se posent là: la puissance et l’énergie du metal viennent mettre en valeur des passages langoureux, mélancoliques, d’une grande tristesse, et l’on ressent bien que ce sont ces émotions que le claviériste veut faire passer en priorité. Amis headbangers, vous ne trouverez pas ici votre bonheur.

Car il n’ y aura plus guère que "Astral Romance" ou "Know Why The Nightingale Sings" pour étancher votre soif de riffs en power-chords. Et encore, on est loin du thrash… Là encore, la poésie est le maître-mot, et on se surprend à constater l’aisance avec laquelle Tuomas et son groupe transmettent des sentiments si intenses par une musique aussi "bête " que le heavy-metal. Ces gens-là n’ont pas oublié que le rock savait – voire devrait - être beau et émotionnel. A noter que le groupe a réenregistré "Astral Romance" en 2000, avec Tony Kakko de Sonata Arctica en guest, rendant ainsi justice au titre, car il faut bien avouer que Tuomas est bien meilleur pianiste que vocaliste…

Le reste est irrégulier. "The Carpenter", bien qu’un peu facile, remplit plutôt correctement son office de "hit" mid-tempo, mais "Tutenkhamen" ou "Nymphomaniac Fantasia" sont en revanche à oublier. Le bonus "Once Upon A Troubadour", de même, n’est pas foncièrement déplaisant mais vous lassera vite. Restent les titres atmosphériques et ambiants, comme la très belle ballade "Angels Fall First", ou Tarja nous délivre peut-être sa meilleure performance de l’album, et surtout le final "Lappi (Lapland )", hommage à la Laponie, qui cumule peu ou prou toutes les qualités évoquées jusque-là, mais qui aurait infiniment gagné à recevoir une production moins faiblarde. Comme la plupart des titres d’ailleurs.


«Irrégulier» est aussi le sentiment qui prédomine après l’écoute de ce premier album. Il est assez clair que les autres galettes du groupe lui seront toutes supérieures, cependant il renferme tout de même son petit lot de bons moments. Les compositions de Tuomas ne sont pas encore alambiquées mais "l’esprit Nightwish" est déjà là. A réserver aux curieux donc, qui pourront réaliser les progrès fulgurants réalisés par l’ensemble du groupe dès le deuxième album Oceanborn.


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