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CHRONIQUE PAR ...

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Lord Henry
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 9/20

LINE UP

-Timo Kotipelto
(chant)

-Tuomas Wäinölä
(guitare)

-Janne Wirman
(claviers)

-Lauri Porra
(basse)

-Mirka Rantanen
(batterie)

TRACKLIST

1)Once upon a Time
2)Sleep Well
3)Serenity
4)City of Mysteries
5)King Anti-Midas
6)Angels Will Cry
7)After the Rain
8)Mr. Know-It-All
9)Dreams and Reality
10)Last Defender

DISCOGRAPHIE

Serenity (2007)

Kotipelto - Serenity
(2007) - mélodique speed metal - Label : AFM Records



Pendant que Timo “Laurel” Tolkki picole, va en cure, se fait pisser dessus, déprime, puis repicole, compose un peu et fait des disques pourris et donc picole, Timo “Hardy” Kotipelto continue de faire vivre son projet solo, parce que faut bien vivre ma bonne dame. Prise de risque minimum pour le chanteur finlandais, à l’inverse de son homonyme gratteux parti en solo hors des sentiers battus par Stratovarius : le style de musique reste grosso modo le même, à savoir du heavy speed à voix haut perchée.

Timo Kotipelto est meilleur interprète que compositeur, cela paraît évident. Il n’assure sur Serenity que le minimum syndical d’enchaînements d’accords pour poser ses lignes de chant. Certes, il chante très bien, peut-être mieux que jamais… Cela justifie t’il une créativité au niveau zéro ? Un jeune combo débarquant sur le marché avec un album de la trempe de Serenity profiterait-il de la bienveillance des critiques ? Sans doute pas. Essayons donc d’être un minimum objectifs avec la « star » Kotipelto. Cet album n’est pas un grand album.

Les morceaux speed sont somme toute rares : "Once Upon A Time", "Angels Will Cry", et "Mr Know-It-All" dans une moindre mesure, font péter la double pédale, et c’est dans ces cas-là que la ressemblance avec Stratovarius est troublante. Heureusement, le guitariste Tuomas Wäinölä, virtuose lui aussi, balance de bons soli pour rattraper le coup ; mais tout cela sent le réchauffé. La plupart des morceaux mid-tempo est banale elle aussi, comme si Koti avait essayé d’intégrer à ses chansons des influences 1970s sans guère parvenir à amener quelque nouveauté ("Mr Know-It-All", "Dreams And Reality"). La chanson-titre redresse un peu la barre, même si les hymnes de Visions sont bien loin. "King Anti-Midas", lui, profite d’une atmosphère sympathique créée par les effets claviers / voix sur le refrain.


Les écueils propres au style sont tous là : platitude des mélodies, soli de claviers archaïques, chœurs « Eurovision »… La ballade "After The Rain", où Timo se fait plus lyrique, est littéralement bâclée. Les seuls bons moments récurrents sont les envolées guitaristiques de Wäinölä, bien que très classiques eux aussi. Lauri Porra, crème de bassiste, n’est guère mis à contribution que sur un solo pendant "Once Upon A Time", et c’est assez dommage. Serenity est un album qui va connaître un grand succès dans son pays, mais dont la qualité est éclipsée par la renommée de son instigateur. C’est très moyen tout ça.


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