154

CHRONIQUE PAR ...

6
Lord Henry
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 8/20

LINE UP

-Michael Choulakis
(chant)

-Elias Koskoris
(guitare)

-Kiki
(basse)

-Nick Adams
(batterie)

-Mari Tassouli
(claviers)

TRACKLIST

1)Avernus
2)Come Into My Nightmares
3)Desperate Act
4)Sivilla
5)El Cant De La Sibil
6)In A Crevasse Of Time
7)Flight To The Unknown
8)Out Of The Silence
9)Reach For The Sky
10)Say No More
11)A Drifter In Stillness
12)Too Late To Hide

DISCOGRAPHIE

Sivilla (2005)

Dark Nova - Sivilla
(2005) - heavy metal - Label : Black Lotus Records



Dark Nova est un groupe grec qui, bien qu'inconnu dans nos contrées, existe depuis 1987. Officiant dans un heavy-power à tendance progressive, le groupe n'a sorti que deux albums en l'espace de dix-sept ans (The Dark Rhapsodies en 1993 et 1999 - A Step Beyond en 1999), passés pour ainsi dire inaperçus. A-t-on raté quelque chose? Pas sûr. Une telle expérience, en toute logique, devrait aller de pair avec une interprétation de qualité. Force est de constater qu'il n'en est rien...

Nous avons dans cet album une succession de riffs quasiment identiques et des lignes vocales bien peu inspirées. Seul le batteur Nick Adams fait preuve d'inventivité dans son jeu, succédant à la baguette des rythmes ma foi assez variés et bien maîtrisés. Malheureusement, la production de Sivilla ruine totalement ses efforts, tant ses toms ont un son horrible. Il ne faut cependant pas avoir trop de regrets, car Adams aurait eu peine à remonter à lui seul le niveau de l'ensemble, même avec une production correcte. Le problème vient en premier lieu des compositions, assez bancales, qui n'apportent strictement rien; un copier / coller des groupes heavy des années 1980, la créativité en moins. De petits passages instrumentaux folk par ci par là, comme l'introduction "Avernus" ou l'intermède "El Cant De La Sibil", pourtant censés agrémenter ce désert artistique, rajoutent au contraire une lourdeur supplémentaire, témoignant d'une volonté pathétique du groupe de se lancer dans le sillon folk médiéval de groupes « à succès » comme Rhapsody. Seuls les titres "In A Crevasse Of Time" et "Too Late To Hide" apportent de réelles idées, avec notamment des alternances de rythmes bien senties.

Mais l'interprétation, quoiqu'il en soit, laisse à désirer. Le chanteur Michael Choulakis s'essaie à différents registres, de façon louable, mais il n'a pas les capacités techniques. Son chant est fragile, souvent sur la brèche, et a du mal à se caler sur les riffs d'Elias Koskoris, en dépit de mélodies bien prévisibles. De plus, le problème de production évoqué plus haut fait davantage entendre les grattes et les nappes de claviers, ce qui n'arrange rien tant ces dernières sont archi-convenues. On jurerait avoir affaire à la première démo d'un groupe de garage. Pour un combo de metal progressif, c'est dangereux. D'ailleurs, peut-on réellement parler de « progressif » pour Dark Nova? Dans Sivilla, on décèle surtout du heavy-power ("Desperate Set", "A Drifter In Stillness") et du speed mélodique au rabais ("Flight To The Unknown"), parfois un peu plus catchy ("Reach For The Sky), mais on est loin de Dream Theater ou de Symphony X. Tant sur le plan de l'écriture que sur celui des compétences instrumentales, Dark Nova ne fait pas le poids.


Vous aurez compris que Sivilla n'est pas une découverte fondamentale. Voilà peut-être un groupe qui a les yeux plus gros que le ventre, et qui n'a pas les moyens à la hauteur de ses ambitions; moyens financiers mais également techniques. Vu en première partie de grosses pointures telles que Fates Warning, Gamma Ray ou Megadeth, Dark Nova semble condamné à ne faire parler de lui qu'en ouvrant en Grèce pour des groupes établis. Car en studio à tout le moins, on ne peut pas dire que ce soit particulièrement brillant.


©Les Eternels / Totoro mange des enfants corporation - 2012 - Tous droits réservés
Trefoil polaroid droit 3 polaroid milieu 3 polaroid gauche 3