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CHRONIQUE PAR ...

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Lord Henry
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 13/20

LINE UP

-Alfred Romero
(chant)

-Enrik Garcia
(guitare)

-Daniel Fernandez
(basse)

-Andy C.
(batterie)

TRACKLIST

1)Before The Duel
2)Miracles
3)Houdini's Great Escapade
4)Through The Gates Of The Silver Key
5)The Silver Key
6)Green Eyes
7)Going On
8)Beyond The Sea
9)Lulius Caesar (Interlude)
10)Alea Jacta

DISCOGRAPHIE


Dark Moor - Beyond The Sea
(2005) - heavy metal speed metal - Label : Arise



Aux alentours des années 1995/1996, un sérieux buzz commençait à se créer autour des groupes à chanteuse, notamment avec l'arrivée des Hollandais de The Gathering. Les Espagnols de Dark Moor, avec la belle Elisa C. Martin, dans un style plus traditionnel, faisaient partie de ce mouvement, même s'ils passèrent plus ou moins inaperçus. Aujourd'hui, après quatre albums et divers changements de line-up, ce qui lui a notamment valu d'accueillir en ses rangs un bon chanteur, en la personne d'Alfred Romero, le groupe revient avec Beyond The Sea. Voilà ma foi un disque de heavy-speed tout à fait conventionnel, mais pourtant non sans qualités.

Les claviers de l'opener "Before The Duel" sont un peu utilisés à la manière d'un André Andersen (Royal Hunt): légers, mais omniprésents, ils viennent mettre en valeur la voix mélodique d'Alfred Romero sur un riff totalement heavy. Il n'en faut pas plus pour être efficace. Dark Moor semble avoir pris la décision de ralentir quelque peu le tempo, et de ne pas abuser de la double grosse caisse; tant mieux, le jeu du batteur Andy C. n'en est que plus varié et cela apporte un peu de couleur à la musique. Sur le titre "The Silver Key", son jeu est particulièrement intéressant, notamment dans les parties instrumentales. Un refrain héroïque à la Rhapsody fera de ce morceau un futur classique des concerts de Dark Moor.

Les chansons de Beyond The Sea suivent une progression des plus classiques, étayée par deux interludes de choix "Through The Gates Of The Silver Key" et "Lulius Caesar", aux claviers tonitruants (mais on ne sait pas qui en est le responsable!), qui alterne donc mid-tempo, speed, et ballade. En l'occurrence, "Green Eyes" ne tombe pas dans la soupe populaire, même si la mélodie reste prévisible. Ce reproche est d'ailleurs applicable à l'ensemble du disque: on aurait bien aimé que les compositeurs se cassent un peu plus le ciboulot pour peaufiner les mélodies. "Beyond The Sea" ou "Miracles" auraient ainsi pu sortir davantage de l'ensemble; c'est surtout dommage pour ce dernier titre, qui comporte de belles intro/outro au piano.

Le guitariste Enrik Garcia n'entend pas rivaliser avec les maîtres shredders dont ce style regorge. Pas de prouesses techniques phénoménales donc, mais une certaine capacité à trouver le lead qui va bien, caractérise en quelque sorte le gratteux. Cependant, on reconnaît assez nettement ses influences: Rhapsody donc, mais aussi très certainement les amis d'Iron Maiden, écoutez un peu l'intro et les leads de "Going On"... Ca ne vous rappelle pas un peu "The Evil That Men Do"? On frise le plagiat, littéralement! Vous croyiez vraiment que ça allait passer inaperçu les gars? Enfin heureusement, Alfred Romero tire tout ça vers le haut en adoptant un chant un peu plus enlevé, plus agressif, un peu comme Charles Rytkönen (Lefay)... L’ultime titre "Alea Jacta", quant à lui, s’inspire fortement de Stratovarius dès l'introduction, mais fait mouche grâce à un refrain plus inspiré.


Ce qui pouvait s’apparenter à un avantage concurrentiel, à savoir la chanteuse Elisa C. Martin, ne manque finalement pas trop à Dark Moor: le groupe s’en tire plutôt bien, et Beyond The Sea avec sa pochette bien explicite plaira aux aficionados du genre. De son côté, la belle a rejoint Dreamaker pour officier dans un style assez différent, mais hélas moins digne de compliments.


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