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CHRONIQUE PAR ...

5
Fishbowlman
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 9/20

LINE UP

-Lenny Wolf
(tout)

-Eric Foerster
(soli de guitare)


TRACKLIST

1)Gotta Move Now
2)Hang 'Em High
3)Crown Of Moscow
4)Time To Realign
5)Silhouette Paintings
6)With The Sun In Mind
7)King Of Nothing
8)Borrowed Time
9)Connecting Pain
10)Watch The Dragonfly
11)Inhaling The Silence
12)Free Bird

DISCOGRAPHIE


Kingdom Come - Perpetual
(2004) - hard rock - Label : Frontiers Records



Les Kingdom Come, ceux qu'on appelait autrefois les clones de Led Zeppelin, sont de retour. Ou plutôt, IL est de retour. Lenny Wolf a en effet tout fait lui-même sur cet album, comme sur le précédent, Independent sorti en 2002. Sa voix éraillée rappelle toujours un peu celle de Robert Plant, mais le mimétisme est moins flagrant que par le passé. C'était pourtant lui qui affirmait ne pas connaître Led Zeppelin dans ses interviews. «Led comment déjà?» avait-il osé pendant un blind test.

Tout ça, c'est du passé, et maintenant, Lenny Wolf fait ce qu'il veut. Perpetual est un album expérimental, produit de façon "industrielle" et ponctué de sonorités électro. Une démarche courageuse qu'on ne peut que féliciter. Reste à voir le résultat, et c'est là où les choses se gâtent. Dès la première chanson, "Gotta Move Now", les esprits grincheux ne manqueront pas de signaler la ressemblance avec Led Zeppelin pour les sonorités orchestrales. Arrivé à la moitié de l'album, la lourdeur des compositions, les tempos répétitifs permettent de constater une chose: Lenny Wolf n'est pas un grand compositeur. Or, il a voulu tout faire lui-même, c'est bien ça le problème. L'apport d'un guitariste aurait peut-être permis de lui expliquer le sens du riff qui tue, hormis celui de "Borrowed Time", un des seuls que l'on retient.

Rien n'est véritablement mauvais sur Perpetual, certains refrains sont même assez accrocheurs ("Hang 'em High"). Par contre, les ballades sont déroutants et agaçantes ("Silhouette Paintings", "King Of Nothing"). Idem pour les sonorités très tendance (grunge, rock alternatif, indus). L'acoustique "Watch The Dragon Fly" passe encore, sûrement car les sonorités électro n'apparaissent pas sur ce titre. Cela permet d'aérer un peu l'album. Au final, on se retrouve avec un disque bien fait, bien produit, osé, mais ennuyeux comme tout. Lenny Wolf fait peut-être ce qu'il veut, sans compromis, mais l'apport d'une personne extérieure dans ses compos lui est vivement recommandé!




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