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CHRONIQUE PAR ...

5
Fishbowlman
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 17/20

LINE UP

-Michael Sadler
(chant+claviers)

-Jim Crichton
(basse)

-Jim Gilmour
(claviers+chant)

-Ian Crichton
(guitare)

-Steve Negus
(batterie)

TRACKLIST

1)On The Loose
2)Wind Him Up
3)Amnesia
4)Framed
5)Time's Up
6)The Interview
7)No Regrets (chapter V)
8)Conversations
9)No Stranger (chapter Viii)

DISCOGRAPHIE


Saga - Worlds Apart
(1981) - pop prog - Label : Polydor



L'époque glorieuse de Saga se situe de 1978 avec le premier album éponyme jusqu'à 1985 avec Behaviour. Worlds Apart est l'album le plus représentatif de Saga à son meilleur niveau. Flirtant allègrement avec le prog, surtout du côté de la grande virtuosité dont font preuve les musiciens, Saga fait finalement parti de ces groupes qui ont contribué à l'extinction du progressif. Le groupe a toujours privilégié des chansons simples (en apparence car le niveau technique est parfois élevé) avec des mélodies enfantines, des refrains faciles à retenir ce qui le rapproche davantage de groupes comme Toto ou Supertramp.

Et comme pour Toto avec IV, Worlds Apart (le quatrième album là aussi) est probablement l'album le plus populaire de Saga.
C'est simple, la première face ne contient que des hits et on se régale. La magie opère sur tout l'album et on a plus que jamais l'impression d'écouter la BO de Megaman (ou de Capitaine Flam, comme vous voulez). Le groupe n'hésite pas à utiliser les nouvelles technologies de l'époque, car nous sommes au début des années 80 et des claviers aussi modernes, c'était une nouveauté en soit. Saga a été également l'un des premiers groupes à utiliser une batterie électronique, présente sur quelques titres ici ("Wind Him Up" et "Time's Up") et elle ne gâche rien. Worlds Apart (non non, rien à voir avec le Boys Band du même nom) a même très bien vieilli et s'écoute aujourd'hui encore sans que l'on tilt sur la production, ce qui ne sera pas toujours le cas avec Saga, avouons le !

Sur la première face, cinq titres, cinq tubes, on peut difficilement faire mieux. Tantôt joyeux ("Amnesia" ou "Framed") ou plus mélancolique ("On The Loose", les superbes nappes de claviers sur "Time's Up"), toujours expédié à cent à l'heure, Saga nous offre là une belle brochette de classiques. Et comment passer à côté de l'incontournable "Wind Him Up" ; s'il y avait un morceau qui devait résumer la quintessence de Saga, c'est bien celui-ci. Entre le chant passionné de Michael Sadler, les descentes de manche de Ian Crichton et les claviers qui galopent derrière, les fans de prog y trouveront aisément leur compte. Les musiciens nous délivrent, l'air de rien, des plans bien chiadés sans jamais donner l'impression de trop en faire.

La seconde face n'est peut-être pas aussi marquante mais elle a le mérite d'être plus diversifiée : "The Interview" reste dans la lignée des classiques de la première face, "No Regrets (Chapter V)" est une petite ballade au piano, chantée par Jim Gilmour. Elle ne paye pas de mine mais elle fait son effet avant de repartir de plus belle avec une plage instrumentale, "Conversations", qui ne fait que confirmer les penchants de Saga pour le progressif. Les ambiances distillées par les claviers et les duels guitares - claviers en font un bel exercice dans le genre, même si Saga me parait plus à son aise dans un registre pop.


"Conversations" permet quand même au groupe d'expérimenter un peu, car à part ça, Worlds Apart se contente d'appliquer la même recette (avec bonheur) que sur Silent Knights. Rien de mal à cela, Saga est à son top autant artistiquement que commercialement. Mais il parait évident que le groupe ne pourra pas appliquer éternellement la formule magique sans que celle-ci ne commence à se diluer, d'où l'intérêt d'évoluer un tant soi peu.


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