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CHRONIQUE PAR ...

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[MäelströM]
Cette chronique a été mise en ligne le 12 décembre 2007
Sa note : 9/20

LINE UP

-Margriet Mol
(chant)

-Rik Janssen
(guitare)

-Manon van der Hidde
(claviers)

-Martin Kooy
(basse)

-Karin Mol
(batterie)

TRACKLIST

1)Delilah’s Lie
2)Your Hands So Cold
3)Stay With Me
4)Go
5)Lost
6)Something I Said
7)Awaken
8)Sour Ground
9)Roses
10)Chain Me

DISCOGRAPHIE


Asrai - Pearls In Dirt
(2007) - pop heavy metal gothique - Label : Season Of Mist




Ce qu’il y a de bien chez [Nom du Groupe], c’est que nous ne serons nullement déconcertés en écoutant ce nouvel opus. En effet, [Nom de l’Album] est un disque passe-partout comme peu de groupes arrivent à le faire ! Il en faut, de la sueur et de l’abnégation, pour réussir à sortir un album « inqualifiable » à ce point.


Musicalement assez proche d’un Lacuna Coil en encore plus pop, "Delilah’s Lie" (essayez de répéter ça plusieurs fois très rapidement) ouvre l’album assez correctement. Ce qu’on ne sait pas sur le coup, c’est que le morceau met un point final au disque entier. Vous avez entendu la première piste ? Et bien ce sera pareil durant les neuf autres ! Bien sur, le groupe assume totalement son revirement et s’affranchit avec brio de tout bon goût en entrant de plein pied dans les gros clichés qui tachent. La pochette résume plutôt bien l’apparence générale du groupe : du maquillage, des teintures de cheveux, des robes neo-médiévales à 50.000 balles, des bijoux pointus en faux argent et bien sûr, des tons de couleur originaux perpétuant l’éternel hommage à Jeanne Mas.

Le groupe s’approcherait presque d’Evanescence, en fin de compte ("Your Hands So Cold"). Surtout pour le côté rébellion adolescente (qui n’est pas vraiment un compliment ici). Comment prendre au sérieux un groupe vêtu de manière aussi ridicule quand on n’en est pas au même point qu’eux ? Crédibilité difficile à justifier. Et d’ailleurs, même quand ils s’énervent ("Awaken") pour « faire heavy-metal », nos têtes restent fermement droites sur nos cous. Une fois de plus, on reste sceptique ; également quand s’aperçoit que même Pearls In Dirt n’échappe pas aux tentatives (ratées) de créer des B.O. pour films d’horreur, notamment avec le terriiifiiiant "Lost" (vous vous souvenez de la musique du jeu Splatterhouse sur Mega Drive ? et bien c’est pareil – et ça a autant vieilli).

Heureusement, les ballades – euh… comment dit-on déjà ? Ah oui ! « mid-tempo » – sont là pour nous faire profiter des capacités mélodiques du groupe. Et accessoirement, pour achever de nous endormir. "Stay With Me" et "Something I Said" ne sont pourtant pas les plus mauvais morceaux du disque. Comme le reste : elles s’écoutent avec tant de facilités qu’on ne sait plus vraiment s’il faut en rire ou en pleurer. Alors on se passe éternellement "Roses" et "Delilah’s Lie" car comme dirait l’autre : « c’est pas mal fait ». Mais alors qu’on pensait tout perdu, Asrai balance une interjection de cheerleaders trépanées sponsorisant un combat de boue en introduction de "Go", ça c’est du jamais vu ! Certes, ça l’est. Donc c’est original ? Non, ça ne l’est pas.


Asrai serait-il mauvais ? Non, du tout. Asrai est donc bon ? Non, du tout. Les 5 compères se tapent le luxe d’être inqualifiables de banalité. Ce Pearls In Dirt s’écoute gentiment, sans qu’on soit choqué ou boosté outre mesure par la formule simple mais claire de leur goth-metal – peut-être pas à s’enfiler d’une traite non plus. Asrai n’est pas un bon groupe. / Asrai n’est pas un mauvais groupe. Bien au contraire !


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