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CHRONIQUE PAR ...

5
Fishbowlman
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 16/20

LINE UP

-Fran Cosmo
(chant)

-Antonio Cosmo
(guitare+claviers)

-Mick Brooks
(guitare)

-Bill Carman
(basse)

-Pat Orlowski
(batterie)

TRACKLIST

1)Communication
2)Don’t Tell Me Your Lies
3)No Surprise
4)Gravity
5)Redemption
6)Helicopter
7)Alien
8)When I Close My Eyes
9)Woman
10)Can’t Run Away
11)Creep
12)Don’t Tell Me Your Lies (acoustic)

DISCOGRAPHIE

Alien (2006)

Cosmo - Alien
(2006) - hard rock - Label : Frontiers Records




Les projets regroupant des anciens musiciens de Boston, voilà qui est a priori un gage de qualité, que ce soit RTZ, Delp/Goudreau ou bien le nouveau groupe Cosmo, formé par Fran et Antonio Cosmo. Fran Cosmo a déjà chanté sur 3 albums de Boston et Cosmo est une perle de hard mélodique comme on aimerait en entendre plus souvent chez Frontiers.


Les frères Cosmo (oui, oui, c'est bien leur nom) naviguent sur tous les registres, aussi bien sur les ballades que les hard rock plus musclés ou les titres légèrement heavy. Fran Cosmo est un excellent chanteur, capable de moduler sa voix comme personne, parfois proche de Ray Wilson sur les morceaux plus calmes ou même taquinant un peu Robert Plant sur le titre d'ouverture "Communication", très efficace. Son frère, Antonio Cosmo, à la guitare, tape un peu dans tous les styles, sans jamais sortir du cadre défini par Cosmo, une ambiance qui ne respire pas l'eau de rose et les années 80. Le label Frontiers étant déjà bien servi à ce niveau, on ne se plaindra pas de pouvoir écouter autre chose. Antonio Cosmo sait se faire technique comme sur l'instrumental "Redemption", qui n'a d'ailleurs pas un grand intérêt tellement sa construction parait incongrue, ou bien le solo façon « shred » sur l'intro de "Can't Run Away", enregistrée « live », avec le bruit de la foule derrière.

Mais en plus de la technique, les musiciens de Cosmo ont surtout énormément de feeling, chacune de leurs interventions est calculée au millimètre, rien ne dépasse. Et cette formule fonctionne parfaitement, pas de longueurs, les morceaux ne dépassent jamais les 5 minutes, droit à l'essentiel. Petite précision qui a néanmoins toute son importance : les claviers sont extrêmement rares, très discrets, le groupe n'en a pas besoin pour créer des atmosphères. Donc pas de synthés moisis, ni de chœurs efféminés, c'est suffisamment rare pour être souligné. Mélodies et refrains sublimes ("Woman", "Can't Run Away", "Don't Tell Me Your Lies"), de l'acoustique avec le chant « à la Ray Wilson », un vrai régal ("Creep"... rien à voir avec le hit de Radiohead du même nom; "When I Close My Eyes"), on serait presque tenté d'enclencher le mode « repeat » sur la chaîne Hi-Fi.


Pas de défaut à signaler, Alien est suffisamment varié pour tenir sur la durée, alternant avec bonheur passages acoustiques et électriques, l'un n'empiétant jamais sur l'autre. Et sûrement pour prolonger ce bien-être, une version acoustique de "Don't Tell Me Your Lies" a été ajoutée à la fin, on appréciera comme il se doit le geste. Cosmo parvient à apporter un peu de fraîcheur à une scène dont on pensait avoir tout entendu. C'est avec ce genre d'album qu'on peut se dire que le hard mélodique a encore de beaux jours devant lui.


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