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CHRONIQUE PAR ...

5
Fishbowlman
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 15/20

LINE UP

-Alice Cooper
(chant)

-Reb Beach
(guitare)

-Steve Farris
(guitare)

-Todd Jensen
(basse)

-Jimmy De Grasso
(batterie)

TRACKLIST

1)School's Out
2)Under My Wheels
3)I'm Eighteen
4)Desperado
5)Lost In America
6)Teenage Lament '74
7)I Never Cry
8)Poison
9)Billion Dollar Babies
10)Welcome To My Nightmare
11)Only Women Bleed
12)Feed My Frankestein
13)Elected
14)Is Anyone Home?

DISCOGRAPHIE


Cooper, Alice - A Fistful Of Alice
(1997) - hard rock - Label : EMI Angel



A Fistful Of Alice est un live (et non un best of) de la tournée de Last Temptation, sorti en 1994 et voyant Alice Cooper renouer avec ses racines hard rock et s'éloigner du son FM de Trash et Hey Stoopid. Enregistré au Mexique, A Fistful Of Alice fait office de best of live, faisant parfaitement la jonction entre passé et présent. Mr Vincent Furnier a encore la pêche pour un homme qui approche les 60 ans, et son interprétation des classiques les plus récents est très dynamique et fait oublier les carences de production des versions studio (Trash a pris un sacré coup de vieux au niveau du son).

L'hymne de Wayne's World, "Feed My Frankenstein", le très FM "Poison" au refrain succulent, ou le plus récent "Lost In America", aux forts relents Guns 'n' Roses (normal, Slash est invité sur ce titre), tous ces titres sont parfaits pour une mégateuf, même s'ils ne sont pas d'une finesse exemplaire (à l'exception de "Poison"). Ce live permet même de clôturer une ère, puisque les albums suivants seront fortement imprégnés d'indus. Pourtant, l'unique inédit de l'album, "Is Anyone Home ?", mi-acoustique, mi-électrique, sonne très pop, et aurait pu laisser penser à une future orientation musicale. Cet inédit est en tout point remarquable et le refrain reste scotché au crâne longtemps, on est grillé pour toute la journée après ça ! En tout cas, "Is Anyone Home ?" vaut bien mieux que n'importe quel titre de Brutal Planet.

Pour les vieux classiques de l'âge d'or des années 70, Alice Cooper ne les chante plus avec la même verve qu'autrefois, sa voix s'est tarie depuis. Mais ses musiciens derrière les ont modernisés et redynamisés sans que ces classiques ne deviennent trop carrés et professionnels, donc sans les dénaturer. Le choix de jouer des classiques comme "I'm Eighteen" ou "Teenage Lament '74" est tout de même contestable puisque ces titres m'ont toujours fait penser à du rock banal calibré pour le beauf ricain accoudé au bar du coin. Muscle Of Love contient un bon paquet de tueries, mais Alice Cooper a préféré reprendre le morceau le plus commun de l'album, "Teenage Lament '74". Jouer deux ballades ("I Never Cry" et "Only Women Bleed") est un peu excessif aussi, il y en a une de trop. Enfin, "Only Women Bleed" s'adresse surtout aux minettes mais ses faux airs romantiques font bien rigoler.

Tout ça ne fait pas le poids face aux superbes moments de rock 'n' roll que représentent "School's Out", "Under My Wheels", "No More Mr Nice Guy" et surtout LE classique d'Alice Cooper, le plus excitant, déjanté, survolté, celui dont personne ne peut se passer : "Elected"! C'est pas pour rien qu'elle est jouée en dernier. Il ne faut pas non plus occulter les morceaux théâtraux et épiques de son répertoire, avec "Desperado" et son ambiance « perdu en plein désert » (un hommage au Mexique puisque le live a été enregistré là-bas) et le presque prog "Welcome To My Nightmare" (le "Season Of Change" de Stratovarius a des plans similaires pour le début du solo de Timo Tolkki).


A Fistful Of Alice reste le best of live parfait, indispensable aussi bien pour les fans que pour ceux qui souhaitent se lancer dans l'aventure. Et après ça, une seule chose à faire : se procurer en vitesse les albums des années 70.


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