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CHRONIQUE PAR ...

7
Count D
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 10/20

LINE UP

-Manu Le Malin
(chant)

-Jeff Bock
(guitare)

-Torgull
(basse)

-Joystick
(batterie)

-Aphasia
(machines)

TRACKLIST

1)Prédateur
2)Faceless
3)Oldschool
4)Cujo
5)Debout
6)Hard Enough
7)Brûle
8)Wolfen Part 1
9)Wolfen Part 2
10)Tale Of The Wind
11)Sickness
12)Rions Noir

DISCOGRAPHIE

Rions Noir (2004)

Palindrome - Rions Noir
(2004) - hardcore electro - Label : UWe



Un palindrome, c’est ce genre de phrase que l’on lit dans un sens comme dans l’autre, de gauche à droite et de droite à gauche indifféremment. Essayez avec «Elu par cette crapule»… Pourquoi ce nom ? Peu importe finalement, surtout que Palindrome (le groupe) ne présente pas cette régularité excessive, sinon un hybride sombre et contrasté de Fusion, de Hardcore, de Techno et d’Electro. Un amalgame de saturations qui ne plaira pas à tout le monde.

Je ne voudrais pas passer trois heures à présenter le groupe, sinon que celui-ci intègre Manu le Malin, porte-parole de cette formation particulière, ainsi que Torgull et Aphasia. Ces trois personnages sont connus des platines et de leurs productions DJistiques Techno Hardcore teintées d’une ambiance particulièrement froide et rebelle. Peut-être un peu plus fin, Manu Le Malin a tout de même créé son Opéra techno avec René Koering, respecté chef d’orchestre, appelé Hier, Aujourd’hui, Demain (passons sur la décoiffante originalité de ce titre…). Appelé à créer quelque chose de nouveau par son esprit un peu tordu et révolté, Manu le Malin et sa bande partent explorer avec cette nouvelle entité Palindrome des horizons Hardcore Fusion aux relents presque Rap par (tiens, un palindrome !) moments, et aux sonorités électro, registre « froides ». Les titres de révolte, de textes français (pour la majorité), d’essai de mariage entre platine Techno extrême découchant de l’éternel et régulier BPM (Beat Per Minute), et un Metal inspiré du Hardcore et de la fusion, sont les piliers de Rions Noir.

Sur l’ensemble de l’album, les sept premiers titres excepté "Debout", intermède Electro/Techno sombre, sont de bonne facture quoique souvent répétitifs et franchement trop Hardcore, trop dans ce qui berce les oreilles actuellement de nos jeunes adolescents en manque de culture musicale et d’originalité identitaire… De bons passages mariant parfaitement les rythmiques technoides et Metal se laissent tout de même entendre, dans "Prédateur" et "Faceless", titre aussi intéressant musicalement que conceptuellement. Ces moments frisent Ramnstein de près, et c’est juste dommage finalement qu’il n’y en ait pas plus, laissant toute la place aux riffs répétitifs et ultra typiques du genre, appuyés par le chant de Manu Le Malin, agressif et varié.

Tout est histoire de goût c’est certain, mais l’album aurait gagné en profondeur si les voix Hardcore saturées n’étaient pas systématiquement employées, avec un titre comme "Old School" parfois énervant. On a juste envie de donner une baffe au chanteur pour qu’il change de registre. A l’inverse, "Tales Of The Wind" présente une utilisation vocale et instrumentale autrement plus réussie et prenante, comme d’ailleurs l’ensemble des titres de la fin de l’album. Ce thème mérite d’être approfondi, mélange complexe de sonorités décadentes et industrielles, gardant tout de même une apparence musicale et créatrice intéressante, un petit moment de souffrance appréciable. Quelques sursauts de cuivres, de jazz et de coupures franchement bien inspirées viennent compléter la richesse de ce titre.

Dans un esprit Matrixien, Sikness aurait pu figurer sur la BO d’un film mélangeant produits toxiques et sombres caveaux futuristico-métalliques. Finalement lorsque le Manu le Malin (arf...) ne chante pas dans cette espèce de frénésie citée plus haut, la musique ne s’en trouve que déployée et pleine d’un sens nouveau, profond et obscure. A ce titre, le dernier morceau "Rions Noir" est une ballade noire et maladive, sobre et sombre, parfaitement écoutable. Dans un registre moins patchwork et plus personnel (loin de ces voix et riffs basiques du style Neo-Hardcore-Fusion), Palindrome a une réelle personnalité qui laisse perplexe et donne à réfléchir. La suite tirera j’espère ce que Palindrome a de meilleur et abandonnera ce qu’il a d’irritant.




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