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CHRONIQUE PAR ...

7
Count D
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 15/20

LINE UP

-Kvohst
(chant)

-Aort
(guitare)

-Vyttra
(guitare)

-Viper
(basse)

-Aiwarikiar
(batterie)

TRACKLIST

1)The Cotton Optic
2)Brass Dogs
3)An Enigma In Brine
4)A Cloud Formed Teardrop Asylum
5)Aeon In Cinders
6)Tyburn
7)Radium
8)Ghost Formula

DISCOGRAPHIE

Nouveau Gloaming (2005)
Resplendent Grotesque (2009)
Augur Nox (2013)
Mut (2015)

Code (UK) - Nouveau Gloaming
(2005) - black metal - Label : Spikefarm



Avant d’écouter l’album, quelques chroniques m’avaient déjà amené à m’intéresser à ce groupe. Métal expérimental disait-on… Oui et non, il ne faut pas aller jusque là. Il n’empêche que ce premier essai Nouveau Gloaming est une pure réussite en ce qui concerne l’ambiance dégagée et son approche personnelle. Miam du black metal. Selon le groupe lui-même, sa musique serait un nouveau mouvement dans le style black metal; un mélange entre old school du début des années 90 et une touche plus actuelle, presque expérimentale.

Code s’est formé en 2002 avec des anciens membres de formations anglo-norvégiennes: Void, DHG, Ved Buens Ende et Ulver. Musicalement, on retrouve dans cette galette qui atteint presque l’heure du bon vieux black metal old school, non loin de Satyricon et encore d’autres. La froideur qui s’installe titre après titre rend cet album très intéressant. Les murs de guitares en rideau font planer une ombre d’inquiétude avec des plans étudiés sur la longueur, dans un style très classique qui fait vraiment du bien à écouter. Tout se joue de manière soutenue, raisonnable, sans pour autant être très rapide (sauf sur "Tyburn" avec son feeling très brut, et "Radium", plus coulant mais moins rapide).

Ce qui fait de Nouveau Gloaming un album un peu à part de ce qui est actuellement disponible, c’est l’utilisation très intelligente des chants clairs, en décalage, sombres dans chaque approche harmonique. Ils ne sont pas là pour décorer mais bien pour instaurer une atmosphère assez lourde et dépressive. Cela se sent particulièrement sur l’excellent "Brass Dogs", lent et profond. Je n’ai pas de réelle comparaison, mais pour le coup, le chant extrême sort plus extrême encore, parce qu’en parallèle à ces vocaux implorants, chantés, hurlants… "An Enigma In Brine" va dans le même sens. À la première écoute, ces titres peuvent paraître un peu épurés de toute violence, mais c’est bien dans l’ambiance qu’on la retrouve finalement. Le dernier titre "Ghost Formula", avec ses rythmiques lentes et oppressantes, fait penser à un mélange entre November et Forgotten Tomb. Que du bon, quoi. Certains riffs tournent en boucle pour mieux enfoncer cette oppression.

Lancinantes et portées d’ombres, les compositions sont longues et l’ensemble de celles-ci forme quelque chose d’assez compact, qui pousse malgré lui à une écoute globale. Les titres s’enchaînent en effet de manière logique et l’on n’a pas envie de sortir de cette tourmente avant d’avoir tout bu. Tout fan de musique sombre et extrême s’y retrouvera, sans aucun doute, et je ne vois pas pourquoi un puriste pourrait bouder Nouveau Gloaming, produit de pure agression hypnotique.


Enfin loin de ces nouvelles productions penchant du coté de la démonstration, Code pousse encore un peu les limites du black metal. Comme dit au début, cet album n’est pas ce qu’il y a de plus expérimental, mais il a le grand mérite d’être une production naturelle, impulsive, froide et personnelle. De très bons points, ni plus ni moins ce que l’on peut attendre du black metal.


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