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CHRONIQUE PAR ...

7
Count D
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 13.5/20

LINE UP

-Maurizio Iacono
(chant)

-JF Degenais
(guitare)

-Stéphane Barbe
(basse)

-Max Duhamel
(batterie)

TRACKLIST

1)Like Angels Weeping (The Dark)
2)Let Them Burn
3)Crippled & Broken
4)To Reign Again
5)It Turns to Rust
6)Open Scars
7)Temptation's Nest
8)In Words of Desperation
9)Road to Devastation

DISCOGRAPHIE


Kataklysm - In The Arms Of Devastation
(2006) - death metal - Label : Nuclear Blast



Habitués à nous livrer un album tous les ans en moyenne, Kataklysm, le groupe canadien que l’on ne présente plus, revient cette année avec un nouvel opus death metal: In The Arms Of Devastation. Et en effet, c’est une belle dévastation que nous offre la formation de Max Duhamel, revenu dans les rangs pour ce nouvel album. C’est du pur Kataklysm: pas encore de chant féminin, d’influences heavy, de chants clairs ou de superficialités évidentes. C’est une grande qualité de Kataklysm depuis ses débuts: rester intègre et savoir proposer ce que l’on sait faire de mieux: du death metal.

Pour tout dire, In The Arms Of Devastation ne déplaira en rien à ceux qui étaient déjà fans du groupe. Les guitares restent lourdes, les riffs assez simples mais d’une puissance et d’une agressivité insidieuse remarquable. On retrouve partout de longs riffs répétés à la fois incisifs et peut-être plus mélodiques que par le passé. Ceux-ci sont emprunts d’un certain malaise donnant aux titres une certaine forme et une personnalité distincte. Si les riffs sont aiguisés, il faut remarquer que les guitares sont elles très propres, comme si le son avait été posé sur du velours. Cela se remarque surtout lorsque les guitares sont en avant, seules en front office, comme c’est le cas pour "In Words Of Desperation", entièrement construite autour d’un riff thrash, très groovy. La production sur cet album est très correcte, puissante et claire, avec un mixage assez réussi, notamment au niveau des vocaux, permettant de faire ressortir les différentes teintes gutturales et hurlées du chanteur.

On remarquera la construction et la recherche assez mélodique sur les plan des guitares, sur "Like Angels Weeping (The Dark)" ou encore "To Reign Again" sur lequel des guitares acoustiques presque niaises en intro annoncent des riffs mine de rien assez lourds ayant tendance à s’accélérer au fur et à mesure que le titre avance. Les deux titres précités dévoilent la capacité de Kataklysm à aborder au sein d’une même construction logique différentes intensités aussi bien au niveau du rythme abordé que du contenu des riffs.

"Like Angels Weeping (The Dark)" reste avec "In Words Of Desperation" le titre le plus rapide et ils jouent autant sur une exécution impulsive des guitares que sur les changements rythmiques de bon effet. Pour finir le disque, "The Road To Devastation" serait une ballade mid tempo à la Hypocrisy ou encore At The Gates. Ce titre ne dévoile plus de furie comme les précédents mais une certaine lourdeur mélodique installant l’auditeur dans une complaisance reposante et en même temps extrême, menée par les vocaux variés et pour le coup assez écorchés de Maurizio Iacono. Assez répétitive, cette chanson a pour avantage de reposer en fin d’album et de nous laisser sur une note presque nostalgique redonnant l’envie d’écouter l’album. Surtout, un bon solo assez furieux (très rares dans l’album comme d’habitude) vient compléter l’ambiance sur sa fin, avant d’embarquer pour un voyage final assez glauque et atmosphérique.

Entre tout cela résident quelques titres agréables mais à la saveur atténuée par un style qui manque de recul et qui a du mal à se renouveler. Il s’agit dans ce cas de "It Turns To Rust" et de "Crippled & Broken", assez classiques et déjà vus. Parce que si Kataklysm a le bénéfice d’avoir derrière lui une certaine maturité et une ancienneté marquée par son intégrité qui n’est plus à mettre en cause, on se trouve néanmoins devant un album de death metal joué dans les bornes classiques du genre, n’allant pas titiller les cimes de l’originalité. On regrettera peut-être aussi une certaine vigueur perdue, notamment dans la vitesse d’exécution comme dans l’avalanche de riffs séduisants que nous connaissions. Alors sans être une révolution, pour les amateurs du death bien joué et d’un Kataklysm plus en forme que jamais, In The Arms Of Devastation reste une valeur sûre.




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