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CHRONIQUE PAR ...

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Bigtonio
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 8/20

LINE UP

-Dez
(chant)

-Meegs
(guitare)

-Mike
(batterie)

-Rayna
(basse)

TRACKLIST

1)Fiend
2)Glow
3)Watershed
4)Something Told Me
5)Dark Days
6)Alienate Me
7)One Step
8)Friends
9)Rowboat
10)Drove
11)Empty Jar
12)Beckoned

DISCOGRAPHIE

Chamber Music (1999)
Dark Days (2002)

Coal Chamber - Dark Days
(2002) - néo metal - Label : Roadrunner Records



Le groupe bien que fondé en 1994 commence à se faire connaître « on stage » sur la scène de Los Angeles underground en 1997. Coal Chamber s’était alors formé autour d’un chanteur à la voix sombre et agressive Dez Fararal et le guitariste Miguel « Meegs » Rascon qui se rencontrent par petites annonces. Mais dès 1995 Dez quitte le groupe apparemment sur les injonctions de sa femme, alors même qu'il allait signer chez Roadrunner ! Dez reviendra finalement un an plus tard mais divorcé cette fois. Après s’être fait remarqué par des producteurs, ils sortent leur première galette éponyme en 1997 qui assure leur succès auprès d’un public de teenagers. Ce disque est suivi de Chamber Music en 1999. Trois ans plus tard le quatuor signe Dark Days album assez controversé.

Côté production Coal Chamber a voulu s’assurer du gros client en engageant Ross Hogarth (Mötley Crue, R.E.M.) qui réalise un bon travail sans parvenir toutefois a la qualité d’un Devin Townsend. Autant casser le suspense tout de suite, je n’apprécie que très peu cet album de « métal industriel » pour reprendre une des dénominations de la presse. Le groupe se veut extrême, un peu néo mais ne nous sort au final qu’un crade métal sans finesse ni originalité. On pouvait d’ailleurs s’en douter en surfant sur le site officiel de Coal Chamber. En effet le groupe s’exprime en ses termes : «The kids are really the only reason we play» agrees drummer Mike Cox. «Sure, the easy answer is that it's for the love of music, but if it weren't for the kids and the fans, we wouldn't be out there». «It's really easy to make a kid cry and bum them out about their life when they're locked in their room». En gros, retenons que C.C. dédie son album aux Kids tout en ponctuant ses textes de suck my ass et de fuck et de sex in your kiss. Heureusement que de tels groupes existent pour orienter les Kids sur le droit chemin ^^.

Niveau musical le groupe déploie une énergie considérable reconnaissons le. Mais le problème c’est que cette énergie ne transbahute aucune émotion. On s’ennuie en écoutant les beuglements de Dez , la batterie monotone de Mike, et les guitares salement distordues avec les fameux accords pentatoniques trois doigts de Meggs. Toutes les chansons se ressemblent et semblent faire le constat d’une inspiration en perte de vitesse. Même la recette ultra-commerciale des guitares à sept cordes et des accordages en Ré voire en Do ne parvient pas à muscler le tout ni à apporter un iota de satisafaction auditive.

Coté positif en cherchant bien on peut reconnaître à "Drove" un effort de composition rythmique, gâché par la lourdeur de l’instrumentation. Mais la chanson suivante "Empty Jar" avec un riff banal bateau à faire frémir un raton laveur nous ramène à la dure réalité: Dark Days est bien un album pour les enfants et a tout juste la maturité musicale pour leur plaire. La compilation de leur son crade métal et d’influences plus récentes electro ne parviendra pas à séduire un amateur de heavy métal ou de hard-rock, catégorie dans laquelle le groupe se classe selon ses propres dires.




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