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CHRONIQUE PAR ...

17
Lucificum
Cette chronique a été mise en ligne le 17 novembre 2007
Sa note : 11.5/20

LINE UP

-Sven Gross
(chant)

-Mike Hanus
(guitare)

-Oliver Grbaval
(guitare)

-Nico Scheffler
(basse)

-Bastian Herzog
(batterie)

TRACKLIST

1)Skulls Of The Rotten (intro)
2)Structures Of Death
3)Into The Fire Of Hell
4)Written In Blood
5)Spirit Dressed In Black
6)
Fleshcult
7)Into The Crypts Of Scattered Souls
8)Anthem Of Death
9)Nothing But Flesh Remains
10)Rest In Pain (RIP)
11)About Mortality
12)War Of The Dead

DISCOGRAPHIE


Fleshcrawl - Structures Of Death
(2007) - death metal Old School - Label : Metal Blade Records Nocturne




Fleshcrawl est un groupe de death allemand, mais suédois. Ben oui. Parce que bien qu’originaire du pays de la choucroute et de la pinte de bière de 11 litres, c’est bien du death metal dans la pure tradition séculaire suédoise que propose Fleshcrawl, avec ce que ça comporte de qualités et de défauts. A ce stade là, les connaisseurs peuvent arrêter de lire cette chronique : ils savent déjà très exactement de quoi il s’agit.


Surtout s’ils connaissent déjà Fleshcrawl, groupe formé au début des années 90 et déjà coupable de huit albums dont celui-ci. Il s’agit donc d’un de ces ancêtres du genre qui n’a jamais vraiment percé comme ses petits camarades (de style, pas de nation) que sont Edge of Sanity, Dismember ou Entombed, même si le public de connaisseurs leur reste fidèle. Comme souvent chez ces groupes qui ont survécu envers et contre tout, le prix a dû être payé. Car pour survivre à coup sûr, dans ce milieu, il faut rester sur ses acquis : tout changement ou évolution comprend le risque de perdre une partie du public et/ou de sa crédibilité (mais aussi celui, bien sûr, d'accéder au statut supérieur).

Ca, Fleshcrawl l’a bien compris, en ne changeant pas sa recette d’un album à l’autre, restant ancré dans le milieu des années 90 jusque dans le son de guitare, tout à fait old-school (mais pas déplaisant pour autant). Il faut donc prendre ce Structures of Death comme ce qu’il est, et ne pas en attendre une révélation ultime et révolutionnaire. Avec cet état d’esprit, on appréciera sans trop de difficulté les 40 minutes de cet album, réparties en douze titres. Parce que le travail est bien fait : les riffs sont bien gras, les intros percutantes (même si toujours basées sur la même tonalité de la guitare, la corde grave à vide – évidemment) et l’ensemble des titres bien agencés.

Une petite introduction avec des bruits glauques comme sur tout album de death old-school qui se respecte – et qui respecte ses auditeurs – et on déboule dans le vif du sujet avec le titre éponyme "Structures of Death". S’ensuivront dix autres titres qui ne se différencieront que par le tempo, la teneur globale restant elle la même. On notera de petites touches d’originalité (attention ! Fleshcrawl prend là un risque considérable en trahissant le Old-School Death-Metal Codex) comme l’introduction de "Into The Fire Of Hell" et son solo de guitare acoustique du meilleur effet, celle de "War Of The Dead" et sa batterie pachydermique qui augmente en volume, ou les mélodies de "A Spirit Dressed In Black". Sortis de là, nous sommes en plein dans le politiquement correct (ce qui est un comble pour du death) sans surprise mais efficace.


Les nostalgiques des grands groupes de death précités qui ne cracheraient pas sur une copie aux couleurs un peu passées se réjouiront de la survie de Fleshcrawl. Partis comme ils le sont, nous chroniquerons peut-être leur 28e album aux alentours de 2045, sans quasiment changer une ligne sur ce qui a été écrit dans ce texte. À vous de voir si on doit s’en réjouir ou pas.


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