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CHRONIQUE PAR ...

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Cosmic Camel Clash
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 13/20

LINE UP

-Jonathan Blake
(chant)

-Burke Meideros
(guitare)

-Mike McMillen
(guitare)

-Jerome McBride
(basse)

-Kevin Garvin
(batterie)

TRACKLIST

1)Suffer
2)Pushing Up Daisies
3)More Than Life
4)I Do My Crosswords in Pen
5)Frozen Over
6)Listless
7)Tongue in Teeth
8)Nothing New
9)Hell or High Water
10)Deadpool
11)Ashes and Snow

DISCOGRAPHIE


On Broken Wings - It's All a Long Goodbye
(2005) - death metal metalcore - Label : Eulogy



J'aime les groupes qui trouvent eux-mêmes leur étiquette, ça me permet de dire en quoi Moâ Môssieur le Chroniqueur je suis d'accord ou pas. Et ça, pour une en-tête de chronique, c'est une intro toute trouvée, donc c'est vachement pratique. Les On Broken Wings, qui viennent de Boston, disent faire du "mosh-metal". Je rappelle que "mosh" signifie "péter un plomb en concert", donc cette étiquette est tout de même valable pour un sacré paquet de groupes, non? Ha ha. Je me vois donc dans l'obligation de disséquer ce qu'ils font... Mais pas par plaisir, hein, pour vous, par souci d'exactitude. Evidemment.

Premier point sur lequel on percute: le chant. C'est du death les amis! Le bon hurleur Jonathan Blake est vraiment très doué dans sa partie: son growl est assez terrifiant dans le genre corrosif et écorché. La bio met l'accent sur ses alternances entre growl et chant clair, mais Jonathan beugle la plupart du temps, et son chant clair, quand il survient, n'est pas selon moi digne d'éloges: il chante juste, voilà. Mais quand il se lâche, mâtin! Une voix de porc, ça s'appelle. Et bien mise en valeur par une prod assez exemplaire: le chant vrille le crâne, les guitares sont lourdes et grasses, la basse s'attaque aux viscères et la batterie cogne dur. Le tout sonne très "core", ce son sale juste ce qu'il faut pour pouvoir mettre en valeur aussi bien un passage thrash qu'un passage punk. Car voilà l'étiquette qui m'est venue en écoutant It's A Long Goodbye: metalcore, avec un côté extrême très prononcé de par le chant.

"Encore?" se dira le lecteur déboussolé en voyant le nombre d'albums chroniqués ces derniers mois classé dans cette mouvance. Surtout qu'on peut mettre tout et n'importe quoi là-dessous, comme sous le terme "extrême généraliste". Tâchons d'être concis: comme ses petits camarades, On Broken Wings se sert du hardcore comme liant, comme pivot, tout en balançant à côté de ça des riffs thrash, death, heavy, néo, doom et j'en passe (le dernier titre présentant son passage "suédois", comme de bien entendu). Donc d'une compo à l'autre on trouve des tempos et des ambiances fort variés. Le tout est très souvent dans la même tonalité, ce qui est une caractéristique constitutive du thrash comme du hardcore. L'unité se fait via le chant... Car ce ne sont pas les riffs d'On Broken Wings qui risquent de les démarquer de la masse.

Et oui, thrash comme HxC sont des genres à riffs. Pertinence des riffs, recherche, côté arrache-tête et transitions entre chaque riff sont les mamelles du metalcore. Et On Broken Wings a beau balancer la sauce, je n'ai entendu pratiquement aucun riff qui soit clairement identifiable comme étant issu de ce groupe plutôt que de n'importe quel autre. Car quand un genre est la dernière mode, comme le furent le néo le speed mélodique ou le black sympho en leur temps, il est d'autant plus important que les groupent officiant dans le genre en question développent une forte identité. Et chez On Broken Wings, passé le chant qui beute, il n'y a rien de tel. Enchaîner les riffs de différents sous-genres du thrash voire de l'extrême? Déja fait ailleurs. Coller des passages en chant clair ça et là? Déjà fait ailleurs. Avoir un niveau technique plus qu'honorable et une bonne prod? C'est la norme aujourd'hui, le minimum syndical exigé.


Donc il ne reste rien chez ce groupe (pourtant fort sympathique) qui justifie une meilleure note que celle accordée: trop peu de compos surprennent à l'écoute. Dommage, mais c'est la dure loi du metalcore... Et un groupe honnête de plus au compteur.


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