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CHRONIQUE PAR ...

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TheDecline01
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 12/20

LINE UP

-Aaron Zdon
(chant)

-Roger Connaughty
(guitare+chant)

-Aaron Lanik
(batterie+chant)

-Doug Portis
(basse+chant)

TRACKLIST

1)Aorta
2)Parts Broken And Juxtaposed
3)Arrow To The Sun
4)Blackhammer
5)This Will Not Save You Anymore
6)Overhead Projector
7)Vatic
8)Grace At Arms
9)Length

DISCOGRAPHIE

Vatic (2005)

Figure Of Merit - Vatic
(2005) - hardcore - Label : Season Of Mist



Avec la ressortie de son album Vatic, Figure of Merit tente de s’imposer sur une scène qualifiée de «post-hardcore»où on pourrait le faire côtoyer des personnalités comme Neurosis plutôt que The Dillinger Escape Plan. De Neurosis, Figure Of Merit emprunte en effet le côté si massif du duo guitare/basse. Le groupe fait donc figure (vous ne pensiez pas y échapper quand même?) de défenseur de la cause post apocalypse.

A musique massive, son massif donc et c’est exactement ce qui se passe sur cette galette car c’est bien évidemment par la présence très remarquable de la basse que nous devons cela. Celle-ci marche de cœur avec la gratte quand elle se fait rythmique pour appuyer un peu plus fort encore sur ses riffs très puissants et abrasifs. Quand elle part plus dans des délires, la guitare s’occupe de donner des sons distordus assez étranges par moments et même limite crispants, j’en veux pour preuve ses «cris» stridents présents sur "Aorta" et qui auront raison des plus téméraires d’entre nous. A cela il faut sa couche de batterie elle aussi corrosive forcément. Elle est dans le ton de l’ensemble et frappe ses coups avec vigueur sans noyer sous les roulements quelconques. Son œuvre se fera sentir dans la décadence rythmique.

Enfin le chant. Dernier élément musical que nous visiterons. C’est lui qui apporte la touche finale apocalyptique. Reprenant cette manière si particulière et tant à la mode de chanter en cris plus qu’en chant tout en paressant lointain et désespéré, il se situe dans les canons du genre. Comme d’habitude il conviendra à l’auditeur de déterminer si cela fait partie de son registre de tolérance ou non. Quoiqu’il en soit, il n’est pas mauvais et arrive bien à son but. Vous comprenez très vite que c’est pas la joie chez ces jeunes garçons. L’ensemble se base donc sur un rythme mid tempo qui peut rappeler vaguement de loin le doom. Pas plus.

C’est qu’il faut dire que cette musique maladive ne s’immisce dans les cages à miel qu’à coup de butoir. Il n’est pas besoin d’aller vite. Il faut prendre son temps pour admirer la destruction sonore de la Terre. Sachant que les riffs ne sont pas mauvais, on s’accordera cette pause contemplative. Toutefois ils sont un peu répétitifs, ou alors leur fonte dans la masse sonore les rends difficiles à discerner, mais ainsi sont-ils. Rien de trop grave néanmoins, mais c’est à signaler. Par contre n’espérez pas trouver des kilos de mélodie. Si c’est votre truc, fuyez. Rien ou presque n’est mélodique sur ce disque. Vous en aurez un aperçu l’espace de quelques riffs sur quelques pistes mais guère plus.


Lourdes, massives, abrasives et apocalyptiques. Voilà donc ce qui qualifie ces compositions. Un peu répétitives et épuisantes aussi. Cela ne les empêche pas d’être agréable et le disque saura contenter ceux qui recherchent ce type de musique.


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