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CHRONIQUE PAR ...

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TheDecline01
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 15/20

LINE UP

-Tomasz "Soyak" Kilinski
(guitare+chant)

-Andrzej "Armand" Selwon
(guitare)

-Mariusz "Koshen" Kozon
(claviers)

-Grzegorz "Panzer" Golianek
(batterie)

-Sebastian "Sock" Azan
(basse)

TRACKLIST

1)Intro
2)3)4)Diamond
5)Muertos
6)Lifeitis
7)Sickened
8)Cyberian Dance
9)Wrathorn
10)

DISCOGRAPHIE

Wrathorn (2005)

Naumachia - Wrathorn



Présentation rapide du CV. Origine polonaise, officiant dans le death/black symphonique et a choisi pour nom d'album Wrathorn. Voilà comment se présente le groupe sur le papier. On voit déjà ce à quoi on va avoir affaire. Du black ultra rapide avec déluge de blasts et de riffs et claviers pour adoucir (un peu) le tout. Erreur! Naumachia c'est avant tout une musique posée (!!), faite de multiples subtilités venant pour la plupart de claviers omniprésents. D'ailleurs, de black Naumachia n'en a que le chant. Le reste se catégoriserait bien volontiers dans un compost heavy/speed/thrash symphonique. Que cela ne rebute pas le lecteur, Naumachia arrive à très bien se dépétrer de cette peu embarassante situation. En tout cas rien que le début du CD surprend par son calme et c'est fortement agréable en ces temps de bourrinage à tout va, sans trop savoir pourquoi on bourrine d'ailleurs.

Nous voilà donc embarqués dans le voyage par le biais d'une intro, aux claviers comme il se doit. Déjà on remarque que le groupe sait qu'autour de lui il existe 32 769 groupes (très exactement) qui officient dans le sympho ultra rapide, toujours pareil. Il a consciencieusement choisi une voie divergeante. Autant sonner original non? C'est ce qui est fait avec un clavier qui propose des sonorités différentes et surtout des lignes superbement écrites. On sent qu'il y a eu un gros travail derrière, ça ne s'est pas fait en écoutant un album de Emperor ou Dimmu. Bon, en étant vraiment pointilleux et sans trop savoir pourquoi, on pourrait dire qu'ils s'inspirent un peu de ceux des Belges de Ancient Rites. Mais cela doit plus relever de la coïncidence qu'autre chose. Le plus important est qu'on sort enfin du train-train dans lequel le metal extrême sombre rapidement, mais sûrement. Ca fait très plaisir et rien que pour ça on a envie d'être admiratif envers le groupe. Incroyable aussi comme juste un instrument arrive à vous faire péter des carcans qu'on croyait solidement établis. Tant mieux. Toutefois, derrière ces claviers, il faut quand même que la baraque tienne la route si elle ne veut pas aller droit dans le mur. C'est sympa de savoir pondre de magnifique lignes de claviers, c'est encore mieux quand c'est fait de concert avec les autres instruments.

Rassurez-vous, c'est le cas. Peut-être n'atteignent-ils pas le degré d'excellence qui caractérise les claviers, mais les riffs sont bons, relativement originaux et surtout, d'où une part de leur originalité, ils ne jouent pas sur l'ultra vitesse. Ces riffs s'accompagnent de soli assez fréquents, pas forcés et ma foi encore une fois excellement composés dans la mesure où ils font avancer les mélodies plutôt que de brutalement les couper pour le plaisir d'en coller un. La batterie derrière fait son travail avec application, sans génie cependant. Elle a l'extrême lucidité de ne pas sombrer dans le riff bête (surtout) et méchant (un peu). Elle en cogne un peu ("Diamond" par exemple) mais leur rareté leur permet de sortir du lot justement. On les remarque. La basse... Disons qu'elle fait son travail de sape dans l'ombre en veillant à ne pas trop s'écarter des indications prescrites par les guitares. Et le chant ne fait pas montre d'une inspiration enlevée dans son genre, le black. En tout cas toute cette accumulation de bons points (riffs et claviers en premier lieu) donnent obligatoirement lieu à d'excellents passages. Signalons en vrac cette fin de "Blostud", une petite montée en puissance classique mais efficace sur "Muertos", un excellent passage néo classique sur "Sickened" ou ces magnifiques claviers (encore) sur "Cyberian Dance".


Au final, un excellent album auquel on peut reprocher de ne pas être en tout point à la hauteur de ses claviers qui font figure désormais de référence dans le monde fermé du metal symphonique à tendance extrême. A noter la très surprenante reprise de "The Eye Of The Tiger" sur la fin de Wrathorn. La première fois ça fait son petit effet. Après on se rend compte que cette version metal ne le fait pas trop en fait...


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