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CHRONIQUE PAR ...

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Lucificum
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 8/20

LINE UP

-Jukka Pelkonen
(chant)

-Markus Vanhala
(guitare)

-Harri Pikka
(guitare)

-Aapo Koivisto
(claviers)

-Janne Markkanen
(basse)

-Jarmo Pikka
(batterie)

TRACKLIST

1)The Snake And The Way
2)Into Sea
3)Dysnomia
4)A-Part Of God
5)Undertaker
6)Bastard-0
7)The Third Flame
8)Just Signs
9)Truth
10)Drudgery
11)In Sane World
12)Spiritual

DISCOGRAPHIE


Omnium Gatherum - Stuck Here On Snakes Way
(2007) - melodeath - Label : Candlelight



Bon, ben cette fois c’est moi qui m’y colle. On va faire vite, on va faire bien, et on va citer sans vergogne : « Omnium Gatherum est un mix de At The Gates, Katatonia, Death et Judas Priest » . Voilà. Comment, ça ne vous suffit pas ? Bon alors, autre chose : « Omnium Gatherum fait du Death Metal complexe mais accessible en incorporant des éléments de thrash et de metal traditionnel ». Ca parle déjà plus ? Non, en effet. Ben en fait à moi non plus. Je l’ai écouté, mais rien n’y fait : ça ne me parle toujours pas. Et ce n’est pas faute d’avoir tendu l’oreille.

Le death-metal mélodique à influence nordique fait, chose incroyable, encore des émules. On pensait que l’arbre ne donnerait bientôt plus de fruit, mais chaque jour un nouveau germe apparaît. Ici, c’est sur la branche Finlandaise que Omnium Gatherum vient faire éclore son troisième bourgeon, après deux albums sortis discrètement mais qui reçurent un accueil plutôt chaleureux de la presse spécialisée. Pour ce troisième album, Omnium Gatherum accueille un nouveau membre en la personne de Jukka Pelkonen avec pour lourde responsabilité de hurler dans le micro à la suite de son prédécesseur. Et c’est un fait, le bonhomme hurle plutôt bien, oscillant entre growl et chant mélodique (sur lequel il faut avouer, il se révèle bien moins efficace), et donnant sa pleine mesure sur du chant écorché qui fait partie intégrante du style.

Bref, tous les ingrédients sont réunis. Des grosses guitares, des touches de synthés et même de vagues arrangements electro pour ne pas dire qu’on fait comme tout le monde, on mélange le tout et on soulève le couvercle pour voir ce que ça donne. Et bien, rien d’extraordinaire. C’est dingue comme il y a des albums qu’on a beau écouter cinq, six, dix ou vingt fois, on a l’impression de le redécouvrir à chaque fois. Dit comme ça, on pourrait croire à un compliment surpuissant, mais si on le redécouvre, en fait, c’est parce qu’on l’a oublié à peine le CD retiré de la platine. On écoute quarante-cinq minutes de Omnium Gatherum, et puis on écoute autre chose et on se surprend à penser « tiens, j’écoutais quoi, moi, juste avant ? ». Et un défaut comme ça, c’est rédhibitoire.

Rien n’accroche vraiment l’oreille, sinon le son. Mais aujourd’hui une grosse production est loin d’être exceptionnelle, alors il en faut (beaucoup) plus pour accrocher l’auditeur. Ceci dit, il est quasiment certain que les amateurs des précédents albums et les fans imputrescibles de groupes comme Soilwork, In Flames, At The Gates (par contre la comparaison avec Death ou Judas Priest laisse déjà beaucoup plus perplexe) seront séduits par Stuck Here On Snakes Way. Même si les douze titres qui composent ce CD ont tendance à se mélanger furieusement dans la tête de l’auditeur, il en ressort tout de même des passages parfois accrocheurs ("Drudgery", "Into Sea") et même des riffs plutôt bien aiguisés ("Dysnomia"), mais ils se noient invariablement dans la platitude dont ils sont entourés.


Omnium Gatherum aurait peut-être dû aller au fond des choses et laisser un peu plus de latitude au synthé qui contribue à donner de l’ampleur à certains passages (comme sur "A Part Of God" et son petit air à la Devin Townsend) sans tomber dans le pur electro ou le symphonique. Mais en voulant suivre un peu trop à la trace ses grands frères, il met les pieds dans le plat sans pour autant provoquer d’éclaboussures. Bref, dans la forêt touffue du death-metal mélodique, il y a gros à parier que la branche Omnium Gatherum continuera de rester quasi-inaperçue, ne s’offrant qu’un peu de visibilité pour ceux qui la cherche, coincée entre les imposants séquoias que sont (ou qu’ont été) At The Gates, Soilwork ou Katatonia.


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