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CHRONIQUE PAR ...

7
Count D
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 12/20

LINE UP

-Galder
(chant+guitare+claviers+basse)

-Jardar
(guitare)

-Nicholas Barker
(batterie)

TRACKLIST

1)Felonies Of The Christian Art
2)Agony Of Fallen Grace
3)Black Seeds On Virgin Soil
4)In Defiance Of Existence
5)Sacrifice Of Vengeance
6)The Soul Receiver
7)In Quest Of Enigmatic Dreams
8)The Underworld Domains
9)Life Deprived

DISCOGRAPHIE


Old Man's Child - In Defiance Of Existence



Pour cet In Defiance Of Existence du célèbre Galder , la critique sera assez rapide, surtout pour les connaisseurs de Dimmu Borgir. Je crois que je peux parler sans trop de gêne d’un Dimmu-like. La ressemblance est frappante voire un peu grotesque. Tout y est : enchaînements de riffs tour à tour rythmiques et envolés, lignes de claviers très mélodiques et épiques, enchaînements un peu trop téléphonés, voix bien evil et joliment trafiquée , intros à la Mourning Palace (Dimmu Borgir, Enthrone Darkness Triumphant), et surtout cette ambiance assez noire quoiqu’un peu trop mélodique.

Mais pourquoi bien sûr ? Et oui, le groupe rassemble tout de même deux membres de Dimmu Borgir sur trois : Galder, fondateur guitariste du groupe et esprit créateur, et Nicholas Barker, batteur (au grand talent, reconnaissons-le !). Je tiens tout de même à nuancer la critique faite à ce groupe néanmoins respectable de par son passé : les connaisseurs de Old Man’s Child retrouveront toutefois la touche à la Galder, avec ces rythmiques découpées et entraînantes et cette voix torturée. Le titre se rapprochant le plus de ce qu’a connu le groupe avant est "The Underworld Domains", assez original dans son genre.

Cette chronique n’est pas des plus élogieuse non pas pour la qualité musicale indéniable jouée dans In Defiance Of Existence mais parce que le Old Man’s Child que le public de black metal mélodique (dont moi) a connu s’est un peu trop estompé, comme pour suivre benoîtement une tendance commerciale, teintée de manque d’inspiration et assez loin à mon goût du génial précédent Revelation 666, The Curse Of Damnation, au son énorme et aux compositions toutes accrocheuses et monstrueusement malsaines, ou encore du Ill Natured... on ne peut plus original.

Concernant les titres qui valent vraiment le détour, le premier "Felonies Of The Christian Art" envoie tout de même la sauce avec un coté symphonique, très découpé rythmiquement (et oui, quand on a Nicholas Barker à la batterie, pourquoi ne pas en profiter ??). Les sentiments de malaise et de violence que veut faire passer le groupe se sent assez bien, avec un refrain agréable. "Black Seeds On Virgin Soil" accroche par son intro au son acoustique qui dérive bien vite vers des riffs assez tordus et efficaces. Ça martèle pas mal. Les vocaux sont métallisés pour une ambiance un peu plus froide qu’elle ne l’est déjà. Le dernier titre : "Life Deprived", est correct parce qu’il tourne autour d’un thème cohérent qui attire l’attention. C’est le titre le plus black metal de l’album, comme un retour aux sources (qui fait du bien !!!) et à leur œuvre Born Of The Flickering de 1996.


Pour résumer, je ne peux pas condamner les compositions, très travaillées et bien dans le style, mais c’est du déjà vu depuis un bon moment et avec un son un peu trop chirurgical. Après dix écoutes, cet In Defiance Of Existence se range malheureusement avec les disques que l’on ne ressort que lorsque l’on veut se remémorer quelque chose d’un peu oublié, et parce que l’on a trop écouté ses albums préférés.


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