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CHRONIQUE PAR ...

5
Fishbowlman
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 16/20

LINE UP

-Paul Di Anno
(chant)

-Dave Murray
(guitare

-Denis Stratton
(guitare)

-Steve Harris
(basse

-Clive Burr
(batterie)

TRACKLIST

1)Prowler
2)Remember Tomorrow
3)Running Free
4)Phantom Of The Opera
5)Transylvania
6)Strange World
7)Charlotte The Harlot
8)Iron Maiden

DISCOGRAPHIE


Iron Maiden - Iron Maiden
(1980) - heavy metal - Label : EMI



Ah, Iron Maiden, personne connait !!! 1er album de ce groupe déja célèbre pour ses pochettes de singles parodiant la 1ère Ministre anglaise de l'époque Margaret Thatcher, fallait oser. Ce 1er album sort directement sur la major EMI, le label avait déja flairé le potentiel commercial du groupe, sans oublier l'image solide que le groupe va se constituer avec le personnage d'Eddie. Nombreux seront les néophytes au heavy-metal qui seront attirés d'abord par les pochettes d'Iron Maiden, et ensuite finiront par apprécier la musique. Enfin, la bande à Harris avait quand même galéré pendant 5 ans au moins avant de vraiment se faire un nom en Angleterre, sans compter les galères de line-up. Donc ce 1er album regroupe un passé musical chargé, avec beaucoup de concerts et des compos écrites sur plusieurs années, c'est surement pour ça que ce 1er album est une vraie réussite.

Le gros problème de ce disque est sa production, plutôt amateur, qui dessert complètement les instruments, surtout les guitares qui ont vraiment un son de merde !!! Sans compter que techniquement, le groupe était loin d'avoir le niveau qu'on lui reconnait aujourd'hui volontiers ! Et Clive Burr à la batterie envoit la purée, mais techniquement, il est quand même assez limité, surtout au niveau des breaks. Quand on est habitué aux productions plus récentes et plus léchées, un petit temps d'adaptation est nécessaire à cette ambiance «garage». Enfin, si on replace les choses dans leur contexte, Iron Maiden était juste à cette époque un groupe qui exécutait son heavy avec une énergie toute punk. Le père Harris avait réussi à conserver et incorporer dans son groupe les éléments les plus musicaux de la vague punk contre laquelle Iron Maiden a lutté sans cesse. Mais l'album contient lui un nombre incroyable de classiques de heavy-rock considérés à juste titre comme des classiques de chez classiques par les fans. En fait, c'est bien ce 1er album qui contient le plus de classiques reconnus par les fans, parmi tous les disques que la Vierge a sorti, et ce n'est certainement pas pour rien que 10 ans après, le groupe jouera encore sur scène pas mal de ces morçeaux, sur A Real Dead One notamment !

"Prowler", "Running Free" et "Iron Maiden" sont de véritables hymnes de la NWOBHM, et c'est bien normal, car elles sont vraiment entraînantes. La mélodie n'est pas encore le point fort du groupe (même si elle est quand même présente), surtout au niveau du chant de Paul Di'Anno, plus beuglard qu'autre chose malgré quelques choeurs par ci par là pour calmer le jeu. Mais on sent déja un grand travail pour que tout ça ne sonne pas comme un banal groupe de heavy-punk, à commencer par les harmonies doubles à la guitare qui sont l'une des caractéristiques fondamentales des compos de Maiden (c'est Denis Stratton qui avait apporté cette idée) et la basse cavalière de Steve Harris, avec des rythmiques à la tierce et un sens très prononcé de la mélodie. Ce jeu de basse est vraiment original, il contribue largement à toute l'énergie que dégage ces morçeaux et donne de l'importance à cet instrument qui est trop souvent relégué au 2nd plan dans la plupart des combos de hard-rock.


Le groupe prouve aussi qu'il est capable de changer de registre avec la superbe ballade pop "Strange World", la semi-ballade très populaire "Remember Tomorrow" qui contient un pont de ouf et avec "Phantom of the Opera", un long morceau plein de rebondissements et un des meilleurs écrits par le groupe (même si les parties chantées sont beaucoup moins intéressantes que les parties instrumentales ! D'ailleurs j'ai toujours pensé que "Phantom of the Opera" aurait du être une instrumentale au départ, car ce morçeau ne sonne pas comme une chanson traditionnelle, avec couplet-refrain. Paul devait surement déja se plaindre de la présence d'une instrumentale sur l'album, alors 2, ça en est trop !, sans oublier le sympathique instrumental "Transylvania", un peu bâtard quand même ce morçeau au niveau mélodique, mais bien festif en concert !!! Les solos de guitares sont déja impressionnants de maitrise et on n'ose même pas imaginer la qualité des albums à suivre.


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