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CHRONIQUE PAR ...

7
Count D
Cette chronique a été mise en ligne le 21 octobre 2007
Sa note : 13.5/20

LINE UP

-Sverre Stokland
(chant+guitare)

-Victor
(basse)

-Bergli
(batterie)

TRACKLIST

1)Prelude
2)Natal Day
3)Stories Untold
4)Victim
5)Chamber's Disgust
6)Allow No Light
7)Morbid Curiousity
8)Demise
9)Biography Obscene
10)Torches Quenched

DISCOGRAPHIE


Tulus - Biography Obscene





Huit longues années d’attentes nous séparaient de Evil, dernier album en date des norvégiens de Tulus. Certains membres ont profité de cette latence pour servir aux fourneaux de Khold. Les voilà alors revenus plus matures que jamais avec Biography Obscene, un album assez complet voguant sur des influences dark/black/rock dans lesquels les orchestrations n’ont pas été oubliées.



Le registre de Tulus reste très froid et crade, autant au niveau de l’enregistrement que du ressenti général de l’album. Assez habile pour mélanger les styles sans les confondre, le groupe utilise des instruments à cordes pour alimenter la source du mal et peaufiner les introductions. Les titres "Natal Day" , "Stories Untold" et "Torches Quenched" utilisent de manière assez évidente ces « accessoires » qui sonnent eux aussi assez crus et accompagnent, voire imposent pour certains les lignes mélodiques principales. Néanmoins, ces éléments sympathiques restent discrets et n’interviennent que temporairement dans les compositions pour apporter un supplément d’inquiétude, tels ce saxophone intriguant et très bien adapté sur le titre "Demise".

Le mid tempo général conduit les riffs rock extrême à la texture sale et non dénuée d’un balancement rythmique entraînant. Les parties rapides quant à elles rappellent les sources que le groupe n’a jamais abandonnées. Le chant extrême assure l’ensemble des parties vocales et se complète de temps à autres d’une double ligne féminine très discrète et en même temps assez hystérique, comme c’est le cas sur le titre éponyme l’album. Optant pour l’expression d’un dégoût certain, les vocaux extrêmes sont réussis même si sa mono-texture s’essouffle un peu avec le temps.

Dans toute sa qualité d’interprétation, dans tous ses efforts pour rendre Biography Obscene sale et noir, il faudra reconnaître que la prise avec l’état d’esprit décrété par l’album n’est pas très évidente. Avec autant d’influences et d’instrumentations, cet album sera riche, intéressant, complet, mais pas tripant à l’extrême. Il manque ce petit quelque chose qui plonge l’auditeur dans le désarroi, le voyage intérieur, la pénombre, la violence personnelle ou encore la nostalgie.


Proche de Shining dans l’interprétation d’un groove lancinant dont la basse est un élément important, inspiré des nouvelles tendances extrêmes mêlant saturation crade et instruments diverss (guitares espagnoles sur "Natal Day") tout au long de variations rythmiques et expressives, Tulus s’en tire bien sans être à l’égal d’un maître, d’ailleurs difficilement égalable en la matière. Mais arrêtons de nous plaindre et profitons déjà de ce retour, de ce « pure black energy » que parvient à transmettre un groupe qui en a encore beaucoup à dire…


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