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CHRONIQUE PAR ...

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TheDecline01
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 15/20

LINE UP

-Mordred
(chant)

-Mordrir
(guitare)

-Bleuargh
(guitare)

-Blasphomet
(basse)

-Orifist
(batterie)




TRACKLIST

1)Cool Shit
2)Castrated
3)Suicidation
4)I Hate Humans
5)Disigured Lacerator
6)Flesh Corruption
7)Mortal Unleashed
8)Chaos And Muscles
9)Death Forge
10)Death Is All

DISCOGRAPHIE

Demolished (2004)

Imperial Sodomy - Demolished
(2004) - brutal death - Label : Diamond Prod



Un petit nouveau de la scène brutale française qui fait parler la poudre ces temps-ci. Elle est extrêmement vivante dernièrement effectivement. Imperial Sodomy est un fier représentant de cette mouvance et nous le prouve avec cette deuxième livraison de brutal death plutôt brutal. Faisant fi de toute considération mélodique et de finesse le groupe s’inscrit dans un courant continu: le blast. Armé d’un gros son bien gras, d’un chant bien graveleux et de riffs bien graisseux Imperial Sodomy avance tel son nom l’indique, comme un empereur à la quête du trône.

Le trône n’est peut-être pas encore sous le séant du groupe, mais une chose est sure, sa musique lui permet d’arborer avec force et vigueur son étiquette brutal death. Le rythme est très souvent effréné et dicté par les blast beats qui émaillent trèèès régulièrement la galette. La décharge sonore est là et bien là. D’ailleurs à propos de décharge sonore, il est à noter que celle-ci peut aisément être qualifiée de très américaine. La production, le chant et les riffs en eux-mêmes font penser à ces groupes US qui ramonent profondément comme Cannibal Corpse ou Deicide entre autre. On aura connu pire comme référence. En plus, le groupe est bien carré comme il faut en jouant ses partitions avec justesse et précision. Le labourage sonore n’en est que plus agréable. Le batteur fait preuve notamment d’un physique à toute épreuve en ne se ménageant que de courtes et rares pauses. Les gratteux pour leur part balancent leurs riffs vaillamment sans fausse note. Ca fait plaisir un groupe bien propre dans son jeu.

Passons au chant si vous le voulez bien maintenant. Il rappelle celui de notre copain Corpsegrinder des cadavres cannibaux. Bien guttural et qui se lâche dans quelques cris plus stridents par instants, il supporte tout à fait bien la musique en rajoutant le deuxième effet kiss kool qui le fait. Personnellement, un groupe de death avec un chant moyen, ça casse beaucoup la chose. Il faut un bon gros chant d’ours en rut. Il faut que ça transpire le death par tous les pores. Ici vous serez servis. Que dire après? Et bien que tout le disque est au niveau. Il y a largement de quoi satisfaire les amateurs de gros brutal death qui tache. Les dix titres offerts en pâture à nos tympans (l’inverse ?) sauront remplir votre quota de blast beats et de riffs sanglants. A ce propos, les paroles sont bien dans l’esprit brutal death en déblatérant sur des sujets toujours aussi subtil que la mort, la lacération et autres croustillantes gâteries. Death bref.

En fait, on touche aux limites de l’album l’air de rien. C’est du pur brutal death, bien fait et tout, mais qui ne convertira pas les réticents au genre, loin de là. D’un côté ce disque ne leur est pas destiné, mais ça souligne le manque d’originalité dont fait montre ce Demolished. Il respecte les codes du genre avec la mugnificience qui leur est due, mais il n’ajoute rien à la sauce (rouge sang). Après vous vous ferez votre propre opinion à partir de cet état de fait, mais personnellement j’avoue craquer pour ces douceurs livrées sur un plateau. Une bonne rasade de brutal gore ça fait du bien, bordel! Le plus étrange, c’est que même si tout le disque se ressemble, on ne connaît pas l’ennui de répétition et ça c’est fort.


Voilà, amateurs de brutal death, foncez chez votre disquaire, vous ne serez pas déçus par cet album à la production surprenamment bonne et des riffs et blast beats largement à la hauteur de ce qu’on est en droit d’attendre d’un tel album. Les autres… Bah, on se demande encore pourquoi vous en êtes à lire la fin de cette chronique.


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