1090

CHRONIQUE PAR ...

10
Beren
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 7/20

LINE UP

-Helena Iren Michaelsen
(chant)

-Henri Sattler
(guitare)

-John Stam
(guitare)

-Gerry Verstreken
(basse)

-Ariën van Weesenbeek
(batterie)

-Audun Gronnestad
(claviers)

TRACKLIST

1)Awakening
2)Mysted By Desire
3)The Ancient Dance Of Qetesh
4)Mordor
5)Angelchild
6)Escape
7)Into Paradise
8)Entering The Perspective
9)Into The Great Wide Open
10)Secret Garden
11)Scared For Love
12)In Your Mind
13)Chill Out

DISCOGRAPHIE


Imperia - The Ancient Dance Of Qetesh
(2004) - metal symphonique - Label : Ebony Tears



Autant le dire tout de suite, les attributs poitrinaaaîres de sa chanteuse feront le sel de cet album, plutôt que sa teneur musicale, plutôt très limitée. Premier album solo, d'ailleurs, pour l'ex-Trail Of Tears Helena Michaelsen, qui a décidé de voler de ses propres ailes. Passons tout de suite sur la pochette de l'album, cheap à souhait, d'un mauvais goût certain: la blondasse à forte poitrine et maquillée à outrance qui orne cette pochette (et l'intérieur, tout mamelon droit dehors) devient monnaie courante pour attirer le chaland. Sauf que la donzelle en question n'est pas Anneke...

Mais encore, si la pochette était «surprise» et que son contenu était cependant «surprenant», on lèverait juste un tout petit carton jaune. Malheureusement pour elle, tout n'est que clichés grotesques et redondances. Dès l'opener "Mysted By Desire", on sent que l'on va passer un assez mauvais moment: les orchestrations sont supra irritantes, masquant des guitares très symphonic metal et une rythmique générale ne baissant jamais la garde de l'up-tempo. Bref, du classique à outrance et rien de bien original à l'horizon. Cet album dépeint des ambiances orientales, inspirées de la mythologie égyptienne... En théorie.

En pratique, on observe ni plus ni moins qu'un power symphonic metal accompagné d'une voix lyrique peu accrocheuse. La bêêêêlle n'étant pas dotée d'organes vocaux divins, cela se termine dans la cacophonie la plus totale sur "Escape" et ses «Oh oh oooh oh ooooh» à s'en crever les tympans. La suite n'est pas plus réjouissante, alternant telle une montre suisse les plages acoustiques/ballade ("Angelchild", "Into Paradise", "Secret Garden") avec du Rhapsody féminin qui se serait trompé de «narrathor». Notamment lors d'un "Entering The Perspective" d'anthologie: un beuglement (féminin?, masculin?) ridicule vient ouvrir un titre qui figure parmi les plus mauvais que j'aie jamais entendus. L'orchestration est dissonnante au possible, le chant d'Helena Michaelsen complètement anecdotique et parfois faux, lorsqu'il ne tire pas sur le lyrique.

Seuls le morceau-titre et "In Your Mind" (une ballade à la tessiture de guitare sublime) viennent relever une sauce qui ne prend pas un seul instant. Helena, au lieu de décorer ta carrière d'un disque aussi plat et faussement pompeux, tu aurais dû rester chez Trail Of Tears & co, là où tu faisais de l'à-peu-près bon boulot. Mais bon, t'as fait ton choix... Il va falloir assumer maintenant. The Ancient Dance Of Qetesh est tout sauf un disque mature et décomplexé. Poubelle!




©Les Eternels / Totoro mange des enfants corporation - 2012 - Tous droits réservés
Trefoil polaroid droit 2 polaroid milieu 2 polaroid gauche 2