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CHRONIQUE PAR ...

7
Count D
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 15/20

LINE UP

-Sean McGrath
(chant+guitare)

-Andrew LaBarre
(guitare)

-Ross Sewage
(basse+chant)

-Raul Varela
(batterie)

TRACKLIST

1)Goreverture
2)Mondo Medicale
3)Gutless
4)Theatre of Operations
5)Preservation of Death
6)Wrought in Hell
7)Resurrectionists
8)Critical Condition
9)Dead Shall Dead Remain
10)Medical Waste
11)Dead Alive
12)Coda Morte

DISCOGRAPHIE


Impaled - Death After Life
(2005) - death metal - Label : Century Media



Mondo Medicale avait été très bon. Le thrash/death presque original de Impaled a montré de quoi il était capable. On remet le couvert en 2005 avec Death After Life, de manière finement non subtile, présentant des ingrédients qui font le succès incontesté des Californiens portés sur les pratiques médicales malsaines. Gros riffs, mélodies recherchées, chant écrasant et varié, compositions alambiquées…

Toutes ces composantes confèrent à Impaled un solide statut sur la scène de l’abominable metal. En plus de posséder le charisme et la qualité musicale d’un très grand, Impaled instaure dans chaque note de son album une atmosphère de chirurgie ratée, d’expériences non avouables, mises en relief par des samples constants tirés d’extraits cinématographiques ("Goreverture", "Theatre Of Operations", "Critical Conditions"…). En plus de cela, une orchestration vraiment bien réussie secoue les oreilles, basée sur quelques claviers, quelques effets sonores ou encore des samples orchestraux… "Preservation Of Death" va dans ce sens avec sons de cloches et mélodies violoniques sombrement tordues et sous-jacentes. Le final de ce titre vaut de l’or, reprenant le thème principal du titre sur la longueur.

Impaled fait aussi du bien par la qualité des riffs et leur enchaînement parfait. Assez catchy dans l’ensemble, jouant sur deux niveaux de manière à installer une ambiance ambivalente, on accroche ici avec du thrash presque slayerien, du death à la Golem et des ambiances heavy thrash un peu plus modernes ("Wrought In Hell"). Comme toujours et au vu de cette pochette comme des précédentes, la malversation médicale frappe Impaled et il ne faut pas s’attendre à de la broderie, sinon à de la couture sur peau… On apprécie énormément les efforts faits au niveau du son et du mixage mettant en relief ce concept farfelu. Le solo de "Resurrectionists" fait carrément mal aux oreilles tellement il semble s’approcher du son d‘un fil métallique fou, perdu dans un corps, à la recherche d’autres tissus humains à déchirer… La lourdeur qui se dégage des titres est toujours au rendez-vous, secouée ou alourdie encore par un chant varié, criard quand il faut, gras et profond à d’autres moments et indescriptibles assez souvent ("Wrought In Hell" toujours) . Bref, tout passe très bien, sans anicroche ou grimace, et on a même tendance à en redemander une dose une fois que les douze titres arrivent à terme.

La batterie se veut très complète, un peu discrète, mais néanmoins très loin du martelage constant un peu trop prévisible dans le style. La production très correcte mériterait d‘être parfois moins «lissée» de manière à faire ressortir davantage la hargne et la puissance des riffs de guitares comme des rythmiques de batterie. Ainsi passent les titres, rapidement parce que bons, et l’on se délecte de ce gore metal non violent à l’extrême, privilégiant l’expressivité des titres et l’unicité de l’album. Toutes les armes sont bonnes d’ailleurs pour instaurer cette ambiance si particulière, comme ce passage de black metal brutal et mélodique à la Emperor dans l’excellent "Gutless"… Impaled restera encore légèrement méconnu des masses, de ceux qui sont fans de gore et de grosse musique en générale. Death After Life devrait néanmoins ouvrir une brèche donnant sur une certaine prospérité méritée.




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