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CHRONIQUE PAR ...

7
Count D
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 10/20

LINE UP

-Philipp Frick
(guitare+chant)

-Dominic Haufe
(guitare)

-Ralf Hauber
(basse)

-Sascha Lorenz
(batterie)


TRACKLIST

1)Eugenic (intro)
2)Fatal Exploited
3)Dressed In Amazing Red
4)Digital God
5)United Scars Anthem
6)Mirror Reflections
7)Hallucinations Overture
8)The Utter Dark
9)Pathetic Patterns
10)The Cadaverizer

DISCOGRAPHIE


Immortal Rites - Art Of Devolution
(2003) - melodeath - Label : Morbid Records



Après neuf ans années d'existence et trois albums, les Allemands de Immortal Rites propose en cette année 2003 Art Of Devolution, un album agréable mais pas transcendant. Un peu trop classique vu le parcours du groupe. Avec son death lourd et mélodique, principalement basé sur un enchaînement de riffs typés Gothenburg school, Immortal Rites aurait pu offrir une musique plus originale.

Après une introduction vraiment excellente et terrifiante, on débarque sur un "Fatal Exploited" dans la normalité des choses, ni plus ni moins… riffs rapides, batterie implacable, chant extrême (d'ailleurs assez travaillé). Mais la composition ne propose pas grand chose de plus. Pas de surprise... rien que l'on ne retrouvait pas ailleurs. Le schéma se reproduit avec "Dressed In Amazing Red", qui après une introduction fort intéressante, nous fait replonger dans un Death mélodique entrecoupé de grosses rythmiques. Ainsi de suite jusqu'au septième titre où l'auditeur consentira à apercevoir une lueure de changement, avec "Hallucination Ouverture" dont la construction presque progressive est des plus intéressante, dévoilant la maîtrise des mélodies par l'utilisation des leads guitares et d'un chant plus riche et percutant que sur les titres précédents.

Il aura tout de même fallu attendre le septième titre (sur dix) pour s'intéresser de manière plus concrète au travail proposé par Immortal Rites. A partir de ce moment, les titres sont plus diverses et riches. "The Utter Dark" présente des thèmes plus Heavy, tout comme "Pathetic Patterns" abordant des passages plus furieux, avec double grosse caisse. Le son de cet album a tout de même quelque chose de particulier, à savoir plus présent que par le passé, plus massif, avec un chant vraiment travaillé et une profondeur agressive de toutes les composantes instrumentales. On regrettera cependant que les guitares soient trop en arrière plan par rapport au chant et à la batterie, ne nous dévoilant pas toute la subtilité des mélodies. Le dernier aurait eu à ce titre plus de force, surtout qu'il est le plus riche de l'album en terme d'influences. D'un death technique jouant l'harmonique à un black metal corsé, alterné de passages purement heavy soutenus par un chant clair ou parlé, voilà concrètement ce qu'offre ce titre, qui nous donne la possibilité de partir sur une impression plus éloignée du déjà-vu du début d'album.


Pour résumer, Art Of Devolution est un album un peu trop classique, quoique offrant d'assez bonne choses, qui ne se révèlent malheureusement qu'après une bonne moitié d'album un peu inutile, homogène et sans réelle volonté de donner à l'auditeur quelque chose de personnel et d'unique. On peut souhaiter à Immortal Rites de se détacher un peu de ses influences trop classiques et repassées une bonne centaine de fois.


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