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CHRONIQUE PAR ...

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Lucificum
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 12.5/20

LINE UP

-Ross Dolan
(basse+chant)

-Robert Vigna
(guitare)

-Bill Taylor
(guitare)

-Steve Shalaty
(batterie)

TRACKLIST

1)Hate's Plague
2)Passion Kill
3)World Agony
4)Tarnished
5)The Weight Of Devotion
6)Breathing the Dark
7)Deliverer Of Evil
8)Shadows In Light
9)Lying With Demons
10)Whispering Death

DISCOGRAPHIE


Immolation - Shadows In The Light
(2007) - brutal death - Label : Listenable Records



Immolation fait partie de ces piliers du death-metal qui ont vu le jour aux US au début des années 90 et qui depuis cette période sont restés fidèles à ce qu’ils ont toujours proposé. Pas de grosses surprises d’un album à l’autre, sinon de légères améliorations au niveau de la production ou de la compétence technique des musiciens, mais le ton reste le même. Un credo thématique proche de Deicide dans son anti-christianisme (et plus généralement anti-religion tout court) revendiqué, supporté par une musique qui se veut toujours aussi lourde et massive : pas de doute, on est en terrain connu. Débroussaillons tout de même un bon coup pour voir ce que les New-yorkais nous proposent en cette année 2007 déjà riche en matière de death-metal.

Formation standard, à savoir le quatuor formé par un bassiste-chanteur, deux gratteux et un batteur. Pas de fioritures, pas d’expérimentation, pas de synthé, pas de guitare acoustique, on est ici dans le terroir du death-metal, traditions et bonnes vieilles recettes de grand-mère. Et étonnamment, ça fonctionne toujours. Dix titres, quarante minutes au compteur, c’est carré, lourd, bien ciselé, bien joué et bien bourrin. La voix de Ross Dolan fonctionne toujours aussi bien, growl râpeux qu’on aurait peut-être aimé plus modulé et plus varié, mais en tant que conservateurs acharnés du modèle death-metal, ils restent cohérents dans leur ligne directrice artistique.

Les guitares savent par contre se montrer (un peu) plus subtiles, sur des titres comme "Weight Of Devotion" et ses harmonies ou encore le riff ultra-lourd de "Passion Kill". On trouve quelques solis, rien de bien novateur mais on les accueille avec le sourire de celui qui en a vu d’autres. Quant à l’aspect mélodique il prend toute sa mesure sur le (et c’est bien regrettable que ça soit « le » et pas « les ») titre de clôture "Whispering Death", longue plage de plus de six minutes (!) à la fin très heavy. La batterie fait quant à elle penser à celle de Suffocation (période Pierced From Within) en moins technique, mais niveau son, on retrouve la grosse caisse lourde à l’impact puissant et on note des similitudes dans les breaks et le jeu de caisse claire. On en dira peu sur la basse, noyée qu’elle est dans le son des guitares.


Difficile de juger un album comme ce Shadows In The Light tant celui-ci est archétypé. On aurait presque envie de dire au groupe «vous en avez pas marre de faire ce genre de musique ?». Mais on découvre un album d’Immolation comme on déballe le cadeau de la grand-tante qui offre la même chose chaque année (on en a tous une comme ça, hein) à la fin décembre : c’est toujours pareil mais on sait qu’on n'aura pas de mauvaise surprise, et on prendra quand même plaisir à le recevoir. On l’a dit, le niveau technique est élevé (sans atteindre le death technique d’un Suffocation) et permet à Immolation de ne pas rejoindre la masse grouillante de groupes médiocres qui pensent encore que seule la violence extrême et épileptique fait un bon album de death. Comme on dit, c’est dans les vieux pots, hein…


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