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CHRONIQUE PAR ...

7
Count D
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 8/20

LINE UP

-Schoft
(guitare+chant)

-Bastaerd
(guitare+chant)

-Ploert
(basse+chant)

-Ploegbaas
(batterie)

TRACKLIST

1)Ontrouw
2)Darmschurft
3)Onan
4)Vleespomp
5)Uifstraf
6)Wrevel
7)Doodsvrees
8)Grafzerk
9)Bloedspoor
10)Slachtbeest

DISCOGRAPHIE

Slachtbeest (2003)

Brutus - Slachtbeest
(2003) - brutal death - Label : Unique Leader



Voici un rapide tour d’horizon de ce groupe hollandais et de son premier album Slachtbeest : Death Metal Brutal et ultra blasté, musique compacte et bien produite, voix de zombie à l’extrême du guttural, riffs enchaînés comme l’on enchaîne les perles au hasard sur un collier, originalité : zéro, intérêt : tout dépend de si l'on veut se faire plaisir ou juste montrer à un ami ce que c’est que du gros Death sans trop de surprise ou d'attraction.

Brutus, de son nom suave et délicat sort du label Unique Leader, maître incontesté des productions Death extrême et qui compte bien le rester avec ses poulains tels que Deeds Of Flesh, Disgorge, Exmortem ou encore Gorgasm. Il est certain que Unique Leader n’a pas voulu étendre son cheptel à d’autres horizons en signant Brutus. Il faut au moins féliciter ce choix de direction musicale prononcée. Les dix titres de Slachtbeest se présentent comme un ensemble compact de matraquage musical plutôt bien réalisé, entre influences old death et influences plus contemporaines avec des riffs tordus et répétitifs. Le son à l’ancienne dessert bien la musique du groupe avec batterie et chant guttural en avant. Peut-être un peu trop en avant d’ailleurs, ce qui rend parfois les six cordes un peu timides. Et c’est dommage pour des titres comme "Grafzerk" et "Slachbeest" où le jeu des riffs et des rythmiques est vraiment intéressant, sec et martial ("Grafzerk"), rappelant un certain Cannibal Corpse sauf qu’il n’y a dans ce Slachtbeest aucun arrêt, aucune pitié.

C’est d’ailleurs ce qui rend l’ensemble plutôt décevant puisque rien ne respire, tout s’enchaîne comme dans une grande répétition générale où l’on collerait de manière aléatoire une centaine de riffs -plus ou moins les mêmes d’ailleurs- pour donner un ensemble ultra compact et peu distinct. Le batteur est bon mais son jeu se noie dans une brutalité homogène et sans relief, estompant l’effet rapide et direct que Brutus a voulu rendre dans cet album. A trop vouloir en faire, on se mélange les pinceaux. Coté chant, il y a fort à parier qu’il est difficile de trouver une voix aussi gutturale et inaudible que celle de Ploert, débitant ses insanités gores et intestinueuses, comme dans le titre "Vleespomp" (pompe à viande… !).


Brutus est une brute, et son premier album Slachtbeest est une œuvre de Death Metal remarquable de violence et d’intensité. Mais lorsque l’originalité est totalement absente de l’esprit d’un groupe, on peut s’attendre à le voir fondre dans la masse des productions sans vraiment pouvoir relever la tête de manière à se faire une réputation intéressante et pérenne. Il ne s’agit pas de savoir faire du bruit pour pouvoir prétendre faire vivre et représenter une scène…


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