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CHRONIQUE PAR ...

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TheDecline01
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 7/20

LINE UP

-Che
(chant)

-Stefan
(guitare)

-Karl
(guitare)

-Rob
(basse)

-Roel
(batterie)

TRACKLIST

1)Rise or Die
2)Judgement
3)New Hate
4)Kill It Tonight
5)Renewal
6)Fear the World
7)Raging Heart
8)Dead Code
9)Suicide Nations
10)Hour of the Wolf

DISCOGRAPHIE

In Love With The End (2005)
War (2006)
Survival (2008)

Born From Pain - In Love With The End



Nos amis nés de la douleur arrivent harnachés d’un amour pour la fin. Certes, voilà qui est peu commun. Aussi leur souhaitera-t-on de vivre une longue et heureuse idylle. Pourtant, à les écouter, on se dit que cela risque de ne pas être exactement un long fleuve tranquille. Nos jeunes ont l’air d’en avoir gros sur la patate. Leur musique prouve d’ailleurs qu’ils ne sont pas là pour en éplucher (des patates), ils comptent plutôt les écraser de leur musique puissante et lourde. C’est en tout cas ce que le premier nous amène à penser…

Fait-il bien penser? Ici réside le nerf de la guerre, et la réponse à la question est positive. Ce riff haché et rageur donne le LA pour un album qui sera itou. D’ailleurs, dans le rayon remarques à caser, en voici une pas mal. Ca sonne un peu néo tout ça. Un gros son (même si la production sonne un peu creuse), une section rythmique qui fait rouler les grosses mécaniques et des mélodies pas très présentes. Sans compter le chant qu’on pourrait aisément taxé d’obédience néo, et on ne s’en privera pas, porcs que nous sommes. Un néo qui toutefois laisserait de la place pour les soli de guitare. C’est pas très commun ça. Vous voilà avancés maintenant. N’allez quand même pas croire qu’il s’agit de néo de base avec ses accents rappisants. Point du tout, il s’agit plutôt de power néo thrashisant si je puis me permettre l’expression.

Ce power néo thrashisant reste classique dans sa conception de la musique. En mélangeant ses emprunts aux scènes néo (logique) et thrash (re-logique) il ne se perd pas dans ses pédales. C’est déjà bien. Après, savoir s’il nous embarque dans son merveilleux voyage au pays de la douleur, c’est moins gagné. Le tout sonne extrêmement classique. Il n’y a franchement rien qui puisse indiquer que nous écoutons Born From Pain plus qu’un autre groupe de la même veine, si ce n’est les soli qui traînent de-ci de-là. Ce classicisme extrême nuit gravement à la musique puisqu’il lui ôte toute personnalité. Surtout pour une personne comme moi qui n’est pas un adorateur de cette scène. En gros, impossible d’accrocher si on n’est pas fan à la base. Ce disque ne convertira pas les masses.

D’ailleurs, je ne sais pas s’il convertira les convertis. Sûrement que oui, remarquez. Mais il est quand même hautement épuisant auditivement parlant de s’ingurgiter ce CD. La musique du groupe est lassante et fatigante. Les riffs ne sont guère variés, le rythme non plus et le chant est franchement horripilant. Je ne doute pas que le groupe ait la meilleure volonté du monde, je doute par contre qu’il ait le talent de composition nécessaire pour imposer sa volonté. Ce néo thrashisant (ou thrash néoïsant, comme vous voulez) n’est en tout cas clairement pas adapté, destiné, préconisé, ionisé etc à l’amateur de metal pas-pour-djeunz. Car oui, il faut lâcher le terme, ça sonne bien comme du metal pour djeunz tout ça. Bref, ça se veut énervé et puissant, mais ce n’est pas très profond et pas du tout mélodique (ou si peu).


Que le groupe m’excuse, mais sa musique n’est pas à mon goût. Peut-être touchera-t-il les couches plus friandes de néo. Il ne me touche pas. Et je le déconseille à ceux pour qui le terme metal fait penser à Iron Maiden, Metallica, Emperor, Morbid Angel etc…

P.S: ah oui, au fait, il paraît qu’ils sont engagés politiquement pour ceux que ça intéresse.


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