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CHRONIQUE PAR ...

5
Fishbowlman
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 10/20

LINE UP

-Boner
(chant+guitare)

-Beef Bonanza
(guitare+chant)

-Andi Nero
(basse)

-Spooky Fred
(batterie)

TRACKLIST

1)Spit it Out
2)Do You Wanna...
3)Not a Lovesong
4)Half of Nothing
5)Railroad Track
6)Intil I Die
7)Gazoline Business
8)Dog Almighty
9)Viva 13
10)Never
11)The Chevry Devils
12)Troublebound
13)Shut Up, Get Out
14)Bottle Cry Salute
15)Far Beyond Me
16)I Don't Want You..

DISCOGRAPHIE


Bones, (the) - Straight Flush Ghetto
(2004) - punk - Label : Prison



The Bones fait partie de ces groupes de punk condamnés à assurer les premières parties de gros groupes déjà établis. Vous savez, le groupe qu'on doit se coltiner à chaque fois en première partie où tout le monde ou presque n'attend qu'une seule chose, qu'il dégage ! The Bones a ouvert pour D.A.D (le groupe danois de hard rock) et de Motörhead. Ils font dans le punk rock classique. Alors, tous les lecteurs passionnés par cette chronique se posent la question suivante : de quel punk s'agit-il ? Du punk anglais, cradingue, bruyant et rock 'n' roll de la fin des années 70 ? Ou bien, du punk américain, reprenant l'héritage anglais tout en le peaufinant de mélodies pop (faut bien passer à la radio !)?

Un peu des deux en fait. The Bones réussit à bien mélanger ces deux facettes, entre les passages purement rock 'n' roll et des refrains bien bâtards à reprendre en choeur, et suffisamment mélodiques pour être sifflés sous la douche. Bref, tous les clichés du punk sont réunis ce qui fera plaisir aux fans du genre. Pour ma part, rarement un groupe de punk ne m'a convaincu lorsqu'il essaye d'être mélodique, car généralement, le résultat est affreusement laid. Mais c'est du punk, donc ce n'est pas censé être beau non plus ! Il n'y a bien que Bad Religion ou The Jam (les pionniers du punk mélodique à la fin des années 70) qui se sont montrés brillants à ce jeu-là, et les Ramones aussi, à la rigueur, sur certains titres.

Sur tout Straight Flush Ghetto ou presque, on a la désagréable impression d'écouter des "Basket Case" en puissance (le fameux hit pour ados de Green Day), comme c'est le cas de titres comme "Half Or Nothing" ou "Railroad Track". Alors, bien sur, The Bones ne passera pas à la radio, la voix du chanteur est trop graisseuse pour plaire aux jeunots mais certaines mélodies sonnent bien trop formatées US pour retenir l'attention (sur "Troublebound"). Green Day a au moins le mérite d'avoir fait de gros progrès à ce niveau-là, car les albums qu'ils ont enregistré après Dookie (qui est sorti il y a dix ans maintenant) sont bien meilleurs (et moins connus aussi, ceci expliquant cela).

Straight Flush Ghetto pêche par une linéarité agaçante propre au punk. Et alors, on se prend à chercher les titres qui se démarquent, ceux qui vont nous accrocher plus que la moyenne dans le tas (même si rien n'est réellement mauvais sur ce disque). Il faut attendre "Dog Allmighty" et "Viva 13" pour voir les tempos s'accélérer et sortir des mid-tempos de base. Vers la fin de l'album, on sent également un sursaut rock 'n' roll qui fait du bien, on sort des mélodies US sur "Bottlecry Salut" et "I Don't Want You..." "Shut Up, Get Out" contient des riffs mélodiques très accrocheurs qui ne sonnent pas comme du "Basket Case" pour une fois. J'allais oublier de préciser que ce disque est édité sur le label allemand I Used To Fuck People Like You In Prison, précision qui annonce d'emblée la couleur et le contenu du CD..




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