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CHRONIQUE PAR ...

5
Fishbowlman
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 16/20

LINE UP

-Lee Dorian
(chant)

-Adam Lehan
(guitare)

-Garry Jennings
(guitare+basse)

-Mark Ramsey Wharton
(batterie)

TRACKLIST

1)Vampire Sun
2)Hopkins (The Witchfinder General)
3)Utopian Blaster
4)Night Of The Seagulls
5)Carnival Bizarre
6)Inertias' Cave
7)Fangalactic Supegoria
8)Blue Light
9)Palace Of Fallen Majesty
10)Electric Grave

DISCOGRAPHIE


Cathedral - The Carnival Bizarre



Autant le dire tout de suite, je ne connais pas tous les skeuds de ce groupe hormis les moyens The Ethereal Mirror et Supernatural Birth Machine, ainsi que le premier EP In Memoriam, considéré à juste titre comme culte dans le monde du doom. Sur The Carnival Bizarre, le style a changé, Cathedral ne joue plus de doom comme sur son premier album Forest Of Equilibrium, avec un coup de caisse claire toutes les trente secondes, mais plutôt du heavy metal fortement influencé par Black Sabbath. Par rapport au deuxième album The Ethereal Mirror, pas d'évolutions majeures par contre... C'est la même chose, en peut-être un peu plus rapide.

Rien à voir toutefois avec ce qu'on appelle aujourd'hui le stoner. Cathedral définit même sa musique comme un hommage permanent à Black Sabbath, on est prévenu. Les tueries ont volontairement été placées au début du disque : "Vampire Sun", le désormais classique "Hopkins (The Witchfinder General)" et "Utopian Blaster" (avec la participation de Tony Iommi sur ce titre, ça veut tout dire !) peuvent déjà être considérés comme des classiques du metal tellement la recette de Cathedral s'applique à merveille, à savoir des riffs très 70's qui tuent, une rythmique massive qui conserve une certaine lenteur si caractéristique du doom et le chant mongolito de Lee Dorian qui vient ajouter un peu de fun à l'ensemble.

Dès les première notes de "Vampire Sun", aucun doute à avoir, The Carnival Bizarre est une bombe heavy metal sortie à une époque où l'avenir de ce style était sérieusement remis en question. L'énorme avantage de The Carnival Bizarre par rapport à son prédécesseur The Ethereal Mirror, c'est d'être suffisamment varié pour ne pas gaver l'auditeur. Enfin quelques écoutes seront nécessaires pour s'en rendre compte, car au départ, l'album semble assez répétitif. Quelques passages instrumentaux mélodiques viennent régulièrement enrichir l'album et le rendre moins monocorde, avec parfois quelques notes de claviers en plus qui donnent un effet gothique pendant les courts passages instrumentaux de "Carnival Bizarre" et "Electric Grave".

Mais tout n'est pas extraordinaire sur ce disque, "Inertias Cave" et "Fangalactic Supergoria" sont deux titres sympas, heavier than heavy, mais pas vraiment essentiels, et puis le chant y est tellement à hurler de rire qu'on se demande si Lee Dorian ne le fait pas un peu exprès d'être aussi ridicule. Le tempo très lent de "Night Of The Seagulls" rappelle le doom des débuts, mais ici, l'ambiance n'est pas vraiment malsaine, dommage d'ailleurs. Les claviers et la ligne de basse apportent même un aspect groovy et dansant, limite festif, et encore une fois, le chant prête plus à la déconnade qu'autre chose. Ah, sacré Lee Dorian, entre ses « oh yeah » et « come on » réguliers, on a du mal à prendre son trip au sérieux, rien à voir avec la voix caverneuse qu'il utilisait aux débuts de Cathedral. Ne parlons même pas de la tentative psychédélique "Blue Ligh"t, qui sonne très 70's, Lee Dorian essaye d'être mélodieux et c'est bien bidonnant. Ozzy Osbourne savait être mélodique en son temps, mais n'oublions pas que Lee Dorian était au départ le beugleur de Napalm Death, forcément...


Enfin, je parle des défauts là mais The Carnival Bizarre est et reste un excellent album, certainement un des meilleurs de Cathedral à en lire les commentaires des fans.


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