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CHRONIQUE PAR ...

8
Alexis KV
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 14/20

LINE UP

-James Malone
(guitare+basse+chant)

-Michael Van Dyne (batterie)

TRACKLIST

1)The Face Of My Innocence
2)Maddening Disdain
3)Seven Whispers Fell Silent
4)Return
5)Worship Depraved
6)Carnal Ways To Recreate The Heart
7)Dust And Guilt
8)Elegant and Perverse
9)The Sadistic Motives Behind Bereavement Letters
10)Looking To Nothing
11)Wholly Night

DISCOGRAPHIE


Arsis - A Celebration Of Guilt



Earache est peut-être considéré comme un label à bout de souffle, pâle reflet de ce qu'il fût dans les années 90, époque où il abritait la crème du metal extrême (At The Gates, Napalm Death, Entombed ou Morbid Angel, pour ne citer qu'eux), et ce n'est pas tout à fait faux. Néanmoins, l'absorption, l'année dernière, du label Willowtip lui a permis de récupérer quelques groupes très prometteurs dans son répertoire. Par exemple le duo américain Arsis, dont le metal à la fois extrême et mélodique regorge d'énergie, de riffs accrocheurs et mémorables, tout en maintenant un niveau de violence remarquable.

A Celebration Of Guilt tente d'établir un pont entre ce qui a été fait de meilleur en la matière sur les deux continents, avec plus ou moins de succès selon les titres, avec un résultat global plutôt convaincant. Au premier abord, on se dit que la musique d'Arsis sonne de manière très moderne, mais en creusant un peu à la recherche de références et influences, on se rend subitement compte que celles-ci ne sont pas vraiment de première fraîcheur. D'un côté les débuts de la scène black/death mélodique suédois, At The Gates et les premiers In Flames en tête, avec son quota de doubles leads, de rythmiques galopantes dans un esprit plutôt thrashy ("Maddening Disdain" est absolument imparable à ce niveau), un chant black écorché (même si par moments, James Malone bascule dans le growl bien guttural), des tremolos furieux sur fond de blast beat et une ambiance générale percutante et catchy.

D'un autre côté, il y a une indéniable inspiration venant des derniers albums de Death, avec ces couches de guitare enchevêtrées ("The Face Of My Innocence"), des rythmiques complexes couplées à des arrangements dissonants ("Looking To Nothing"), des solos que le grand Chuck n'aurait pas reniés ("Return"), des harmoniques criardes et un niveau technique très élevé. Tout ceci est emballé dans une production très dense, qui permet toutefois de distinguer et apprécier toute la complexité des différentes couches instrumentales. La batterie bénéficie d'un son assez sec et très précis, et la production de la grosse caisse est, elle, proche de la perfection, pilonnant vos infortunés tympans avec une précision et une efficacité proprement jouissive. Au niveau des compositions, A Celebration of Guilt est cependant assez inégal: certaines sont tout simplement excellentes (les chansons qui tuent en rouge), d'autres simplement de très bonne facture, et quelques-unes, vers la fin de l'album, n'échappent pas à une dommageable impression de collage de riffs ("Looking To Nothing").


Néanmoins, il serait un peu bête de faire la fine bouche, tant le niveau global se situe bien au-dessus des productions actuelles du genre: inspiré, ravageur et diablement efficace. Toute personne appréciant le metal extrême mélodique devrait découvrir au plus vite Arsis, dont on espère entendre d'autres albums du même niveau à l'avenir.


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