EDITO


10 août 2017


Ahh, l'été. Les belles plages de sable fin et le soleil qui nous invitent à la paresse, les mojitos qui coulent à flot dans nos gorges avides d'euphorisants faciles, les silhouettes qui redeviennent diaphanes ou merveilleusement sculptées pour le plaisir des yeux et des sens, les gamins qui rient aux éclats, leurs bouées coin-coin sous le bras et les pâtés de sable géants sur les pieds de maman, les effluves des grillades au charbon des barbecues  parfumées aux branches de thym, les dix bouquins pas lus cette année, et toutes ces cartes postales à ne plus savoir à qui les envoyer... le paradis?


Mais... seulement ça ? Et si je vous en disais plus ? Si j'évoquais une esplanade de poussière exposée au torride et implacable soleil estival d'où s'élève une clameur assourdissante? Un endroit révélé une fois par an seulement aux avertis et où des gorges dont le feu avivé par la sécheresse et les harangues sont apaisées avec délice à la modeste fleur de houblon et laissent entendre d'animés échanges et rires complices ? Une plage où les vagues déferlantes forment raz-de-marée d'êtres rieurs et festifs, nuée noire gorgée du simple bonheur d'être en cet instant au seuil d'une joie si évidente qu'elle surprend encore ? Un lieu coupé un instant du reste, où les yeux et les oreilles s'ouvrent en grand, où les corps s'animent, relâchant toute la tension contenue, prêts à se nourrir d'Eden jusqu'à explosion. Et face à chaque visage, faisant mur avec tout le reste : les musiciens ! Le Paradis? Nous y étions, pour en jouir et pour vous en conter la savoureuse clameur, pour voir la flamme monter haut dans le ciel et en décibels, et déjà décennie s'est écoulée depuis que nous en avons poussé pour la première fois les portes massives et toujours accueillantes. Le Hellfest nous a une nouvelle fois accueillis en ses terres brûlantes et bienheureuses et voici pour nous l'heure de vous dire, une fois encore, au travers du reportage que nous vous livrons et de la mise à jour qui l'accompagne, à quel point la musique qu'il met à l'honneur nous inspire joie, enthousiasme, passion, énergie et partage. Signez vos cartes postales \m/ cette année, le Paradis rêvé l'été n'est pas sur une plage, mais en Enfer ! Tabris et Les Éternels

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